2008 - Gymkhana en scooter à Egine !


C’est dimanche ! Congé Internet ce WE pour Agnès, et, incroyable.. après quinze jours de mauvais temps (par solidarité avec vous..) il fait grand soleil!

Agnès m’offre une balade en scooter, bon, on a bien compris, elle veut visiter l’île et elle a besoin d’un chauffeur.

Après le kawa habituel dans notre ‘stamkafe’ (c’est du belge intraduisible : le bistro où on a ses habitudes) on va voir le loueur de scooters. Il est presque dix heures, et zut, c’est fermé.
Juste à côté, une jeune femme sort d’une petite boutique de vêtements, bijoux et autres objets divers :

« - Vous cherchez à louer un scooter ?

- Heu oui, mais il n’y a personne ! »

Tout en répondant, je réalise que je la comprends parfaitement, c’est fou ce que je fais comme progrès en grec ! Mon pauvre vieux ! Elle cause un français absolument parfait et il me faut quelques secondes pour le réaliser.

«  - Attendez, je vais l’appeler, il va venir de suite.. »

On va attendre 10 minutes, le temps d’apprendre qu’elle est de Normandie, que son compagnon ou mari est grec et qu’elle a ouvert cette boutique à Egine. Apparaît son gamin, ‘Kosta’ de plus ou moins 10 ans, parlant parfaitement grec et français. Il en a de la chance, lui !

Notre bonhomme arrive, à peine vaseux.. Il m’explique ‘que bon, hier soir ..on est sorti..’. Ca alors, je ne l’avais pas deviné ! Faut boire du tsipouro mon vieux, fraîcheur garantie le lendemain, par contre, la retsina.. : bonjour Alka Seltzer..

Le scooter est prêt, le plein est fait et on a droit à deux casques, et le règlement avant de partir, des fois qu’on ne reviendrait pas : 15 € pour la journée ! Pas de caution, c’est ça les îles grecques..

«  - Bonne journée, soyez prudent et ne roulez pas n’importe où avec ! »

- Moi, rouler n’importe où ? Jamais ! -

Et nous voilà partis sur les routes d’Egine.

Première halte, Souvala, un petit village de l’autre côté de l’île, un petit port sympa, et bistro itou. 

Des barques de pêche viennent de rentrer, c’est très animé et sympathique, sauf l’addition du bistro : ce n’est plus notre stamkafé d’Egine, et au lieu de 2,20€ pour un kafé hellinika et une limonade, c’est 4€ !

On se console en regardant l’eau du port, elle est claire comme du cristal, on voit tous les détails des fonds, les poissons, etc. Quel changement après l’Espagne et l’Afrique du Nord !

Hop, un coup de kick, et nous revoilà partis, cette fois direction Aphaia et son temple Dorien.

Comme j’ai déjà fait un billet là-dessus…

et que, bon, encore des vieilles pierres dirait Nora, pfff, c’est vrai, et pas même un grand parquet comme dans les couloirs du musée des Offices où on faisait des glissades à deux pendant que Lisa et sa mère admiraient les tableaux de Raphaël et Botticelli..


Heu, sur la photo, ce n’est pas une nouvelle coupe de cheveux, c’est mon casque qui a tout aplati !

Bon, il faut admettre que le temple d’Aphaia est vraiment très beau, et le site absolument superbe avec vues sur la mer de tous les côtés. Surtout, quand on a la chance d’être seuls !







Visite au musée, wouaw, ça c’est chouette, une maquette en bois du site, drôlement bien faite ! Bon, je suis sérieux, je dois me cultiver et je vais admirer la statue de l’archer accroupi sur le fronton, c’est vraiment très beau, mais les crampes que le modèle devait se taper le temps que le sculpteur finisse son travail !

Ca y est, on a ré-enfourché notre scooter et en route à travers le centre de l’île pour aller vers Perdika. On n’a pas de boussole, mais une carte. On passera pourtant une heure sur des routes et des chemins défoncés! On a même pris une route ‘fermée pour travaux’. Que de la gadoue, des ornières, des trous monstrueux, le pot d’échappement s’en souvient encore ! Le dos d'Agnès aussi. 
On fait très attention, roulant à 3 km/h pour ne pas abîmer notre engin !
- Moi, rouler n’importe où ? Jamais ! -
mais on n'est toujours pas à Perdika.

Les petits villages traversés sont assez chouettes ainsi que les paysages parfois très sauvages, dont cette colline avec son castro vénitien près de Palaïochora dont il ne reste presque plus rien. Palaïochora fut la capitale de l'île sous les Véntiens et les Turcs lorsque les corsaires dévastaient la cöte. Au 18° s., elle comptait plus de 800 familles et une vingtaine d'établissements religieux dont on voit encore les vestiges.

Dans l'actuel village de Palaïochora a été restauré la cathédrale orthodoxe sur plan basilical.

Cela fait un peu pâtisserie style pièce montée.

On arrive enfin à….

Egine !!!!!

On est vraiment doués.. Quel sens de l'orientation !

Bon, puisqu’on est là, et qu’il y a une route le long de la côte qui va droit à Perdika (samedi après-midi, on en avait fait une partie à pied, 10 Kms AR, pfff, je le sens encore dans mes cuisses), cap sur ce petit port au Sud de l’île.

C’est saisissant, le paysage change tellement qu’on a l’impression d’avoir changé d’île !

Le port ici aussi est bien sympa, avec tout autour la mer pleine d’îles dont l’île de Monhi à moins d’un mile. C’est à nouveau magnifique !

Je range le scooter – le rouge sur la photo, c’est notre scooter ! - et on va visiter le port.
Tout le long du port, il y a des terrasses avec des restaurants qui ont l’air sympas, mais les prix aussi, et comme on fait des économies, car les avions sont chers, la crise fait peur, etc.,

Bref, pas trop en accord avec notre budget !
Agnès cherche en vain un boui boui sympa ressemblant à nos stamkafés d’E gine

Rien en vue, sur les menus, la moindre petite salade, c’est déjà 4€, OK, on visite le village tout petit, mi-gnon, plein de fleurs et on quitte ce port sympa mais très touristique. On va aller manger une pita giros à

...Egine.

De retour en ville, on trouve un snack à pitas au yoghourt pour 2€, et comme on crève de faim on se jette dessus.. enfin, il paraît que c’est moi qui me jette dessus, et qui a dit que je mangeais comme un cochon ?

La pita à peine avalée, on enfourche à nouveau notre destrier 2 temps pour une autre route vers le centre de l’île. Il nous aura fallu une demi-heure pour la trouver, mais une fois en altitude, avec le soleil qui déjà se couche, c’est une merveille ! Tout l’horizon est tapissé d’îles, au fond le Péloponnèse, la mer toute calme, c’est à couper le souffler, tellement c’est beau !

On redescend ensuite vers Egine, car il commence à faire très froid, et Agnès semble bien rassurée de voir la fin de ce périple à travers l’île, il est vrai que derrière, vu l’état des routes et chemins, cela a du la chahuter ferme, d’ailleurs, elle était de plus en plus silencieuse les derniers Kms.., étrange, non?

Vous admettrez pourtant que le chauffeur inspire confiance, non ?

On rend le scooter, intact – mais oui mais oui, même l’échappement tient encore, et on rentre à pied direction Anak.

Un dernier rayon de soleil couchant au moment où je passe devant le marché aux poissons, clic, clic, trop beau pour rater la photo, et nous voilà à la marina où se trouve toujours Anak.
Ce n’est pas plus mal, un nouveau coup de vent est annoncé pour mercredi et jeudi. C’est l’hiver !

 




Le soleil a disparu, et au moment où on passe la passerelle pour monter sur Anak, le ciel nous fait cadeau de bien belles couleurs avant de quitter cette non moins belle journée.

 


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Mise à jour le 23/01/2012

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