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Les vagabondages méditerranéens du voilier Anak

8 (3) - ERETRIA – CHALKOUTSI - et le moteur de Troll !


 

Les choses se précipitent ! Nos amis Trolliens, qui sont à Chalkoutsi, viennent de m’envoyer un courriel, suivi d’une longue explication à la radio VHF.

Un mécanicien du chantier de M. Zacharias, à Chalkoutsi, a examiné le moteur de Troll. Diagnostic : Le moteur a avalé de l'eau lors d'une inondation de la soute à moteur quelques jours avant. Cela, et l’état général du moteur Perkins 45 CV de Thierry font que l’avis du mécanicien est sans appel : il faut sortir le moteur, et soit le ‘refaire’ complètement, soit mettre un nouveau moteur. Thierry, par souci de tranquillité, opte pour cette deuxième solution.

M .Zacharias, que je rencontrerai plus tard est un homme absolument charmant, et propose à Thierry de l’emmener au Pirée voir plusieurs moteurs. Moteurs, Solé, Perkins, Lister-Petter, etc.

Pauvre Thierry, la mécanique, c'est pire que du latin pour lui, notre Skipper de Troll à le Trollomètre à zéro ! Du coup, Thierry me demande de traverser d’Eretria vers Chalkoutsi avec Anak, de m’amarrer à côté de lui où il y aurait une place de libre, et de les accompagner au Pirée. Il ne connaît rien en moteurs, et croit que ma petite expérience pourrait l’aider à faire un choix.
Et M. Zacharias est d’accord.

Entre-temps, je me renseigne de suite via Internet sur les prix de ces moteurs en France.

C’est absolument édifiant ! En dehors de Midif à Sète, une entreprise on ne peut plus sérieuse et honnête, tous les prix que je reçois sont presque le double des prix que M.Zacharias nous donne pour des moteurs identiques au Pirée !

Le Solé est annoncé à plus de 10 000€ en France, et 6 000€ en Grèce ! Le Solé est un moteur 4 cyl de 45ch sur base Mitsubishi, avec son inverseur compris dans le prix. Midif a le même moteur et est le seul à s’aligner sur les prix grecs. Le moteur Vetus est identique à ceux-là! 
Le Perkins, n’en parlons pas, ils doivent confondre avec un moteur Rolls-Royce en France ! On peut vraiment se poser des questions sur les marges dans le milieu de la plaisance française.

Je vais donc partir le lendemain matin pour Chalkoutsi, oh, rien de bien loin, le détroit d’Eubée fait 6 miles de large à cet endroit !

Le soir, je vais manger sur Mayero, invité par Chantal et Jean-Marie, un couple très sympathique.

Agriculteurs en France, ils partagent leur temps depuis des années entre leur ferme et leur bateau Mayera qui lui, reste en Grèce ! Jean-Marie est bon cuisinier, on se régale, on discute, on rit beaucoup, c’était bien agréable !

Mieux encore, ils me demandent s’ils peuvent traverser demain le détroit sur Anak jusque Chalkoutsi.
Ensuite, ils reprendront le bac pour rentrer à Eretria.

Deux moussaillons à bord, et pas des moindres, je suis comme un nabab, je ne dois plus rien faire !
Quel confort !
Evidemment, le peu de vent, on l'a dans le pif, et c'est donc une longue risée Leyland jusque Chalkoutsi.





Ils apprécient le déplacement lourd qu’est Anak. Effectivement, mon gros char de 12 T  traverse la petite houle comme le Queen Mary, tout en douceur.

Arrivée fiesta, Thierry qui nous attend au bout de la jetée, nous mitraillant avec son appareil photo.


De loin, il m'indique une place à côté de Troll; Pas très large, sa place !


Ca y est, jean-Marie attache la pendille - car ce port a des pendilles ! - et c'est les retrouvailles avec nos Trolliens.


Ciao, Chantal et Jean-Marie, on se reverra peut-être à Porto Rafti ou cet hiver dans le Saronique.

Thierry me montre son moteur. J'étudie la culasse avec lui.
Hé oui, il y a du dégât, et son idée (et souhait) de changer de moteur est peut-être la meilleure solution.

Aller-retour dans les Z.I. du Pirée :
Nous partons donc le jeudi 24 septembre dans la voiture de M. Zacharias pour le Pirée/Athènes.
L'entrée des villes, comme dit Thierry : cela pourrait être Athènes, Paris, Lyon, Bruxelles.. elles se ressemblent toutes, et surtout, elles sont toutes aussi moches.
Nous arrivons en Z.I. spécialisée en moteurs marins. Il y en a partout, et pareil pour les shipshandlers; Voilà qui est intéressant, on ne sait jamais.

Des gens compétents et charmants nous présentent des moteurs neufs. Mais chez Solé, après avoir montré un 45CV en vitrine, le commercial propose à Thierry un moteur Solé identique d'occasion, mais ayant tourné peu d’heures, et révisé complètement par Sole. Avec garantie constructeur d’un an. Et ce pour quasi la moitié du prix d’un neuf ! On va réfléchir, car M. Zacharias veut nous emmener voir plusieurs marques.

Chez Lister-Petter, nous admirons les moteurs Lister, de renommée mondiale, mais surtout spécialisés en groupes électrogènes. On les rencontre dans le Sahara, forêt vierge, etc.
J’avais un groupe électrogène Lister à bord de notre péniche à Bruxelles dans les années 70. Mais lui aussi présente un Lister d'occasion de 45 cv. Une merveille de mécanique et de sérieux. C'était le moteur d'un pêcheur, qui, l'ayant à peine installé, a acheté un plus grand caïque et donc fait installer un Lister plus puissant.
Lui aussi propose ce Lister à quasi moitié prix. M. Zacharias et moi, on se regarde : ben oui, c’est le top !

J'avais emmené un mètre ruban, et M. Zacharias prend diverses cotes, dont la largeur des carters. 

Nos têtes pleines de moteurs, nous rentrons à midi tous les trois sur Troll où M. Zacharias vérifie quelques mesures. Hélas, le carter du Lister est trop volumineux pour passer dans le berceau de moteur sur Troll. Il reste à peine 1 cm de chaque côté!
On se rabat donc sur le Solé.

L'après-midi, Thierry et moi passons un moment à faire une liste des choses a demander en plus. Il veut un alternateur marin plus puissant, et faire une liste de pièces de rechange. Courroies, filtres, etc.. Il faut aussi prévoir une rallonge pour le cablage entre le tableau et le moteur.

Le soir, nous fêterons cela au restaurant. Thierry est heureux, sont budget prévu est réduit de presque moitié ! Par contre la note du resto elle est doublée, on est victime de tourist-prices, et de l'absence de clients… Bof, je dis à Thierry : « Je m’en fiche, de toutes façons, tu m’as invité ! »  Il éclate de rire, adorant l’humour mordant. Sacré Thierry, il va me manquer.

Il ira le lendemain voir M.Zacharias pour confirmer son achat chez Sole, donner un acompte, transmettre notre liste pour avoir un prix définitif, et discuter des modalités et calendrier des travaux. Le tout serait terminé, installé, aux alentours du 10 octobre.

Ma mission.. :-( est terminée, vendredi-matin, je quitte Chalkoutsi après de grandes embrassades. On se reverra cet automne quelque part dans le Saronique, ou le long du Péloponnèse. Et si on se retrouve dans un port cool, on prend le temps de réviser ses installations électriques un peu merdiques. Et moi, j’adore ça ! (pas les installations merdiques, les installations électriques !)

Et voilà Anak en route pour Ormos Almiropotamos, une grande baie sur l’ile d’Eubée, où je vais aller mouiller pour la nuit.

 
Ciao, Chalkoutsi !

3b - CHALKOUTSI – PORTO RAFTI

Pétole, pétole. Comme toujours… ou trop, ou rien du tout !



Ayant quitté Chalkoutsi vers 11:00h, et n’ayant que 17 miles à faire, j’arrive à Almiropotamos vers 15:15h. J’étais déjà venu dans cette belle baie au printemps, et je vais jeter mon ancre exactement au même endroit.





La baie est hyper abritée, Anak erre sur son mouillage, je puis dormir tranquille.

L’aller-retour à Athènes, le partage des soucis de Thierry et Françoise, mes propres soucis, tout s’envole dans la quiétude de ce bel endroit.
Et je dors comme un bienheureux, ce qui est rare au mouillage.

Ce matin, je me lève à 6:00h pour lever l’ancre une heure plus tard.

Le jour ne s'est pas encore entièrement levé..

Et le soleil lui, se lève en agitant les grands bras des éoliennes en haut des collines.

La baie fait près de 2 miles de profond. Très belle, à l'entrée à tribord il y a une grande ferme aquacole.

Je croise un pêcheur qui me lance un chaleureux 'kalimera!' 
Le vent sera au rendez-vous, oh, pas trop, mais durant quelques heures, un bon vent arrière me permettra de tangonner le génois à bâbord, et de mettre la grand-voile à tribord. L’artimon lui reste sur sa bôme, j’ai peur qu’il ne dévente les voiles avant, heu…, ou alors je n’ose avouer ma paresse !

A la sortie de la longue baie (2 miles), je pique droit sur les îles Nes Verdougia et je passe entre les deux.





Mon cap sera constant jusqu’à l’entrée de la baie de Porto Rafti : 189°.


J’arriverai à Porto Rafti vers 12:00h. Une belle navigation avec ce vent arrière qui me donne une moyenne de 4,5 à 5 nds.


 

Arrivé dans la baie, très belle, je longe la partie nord et les belles résidences de riches Athéniens.

Oh, celle-là, innachevée et cachée par les arbres me plairait bien!
Mais bon, Porto Rafti, c'est un peu snob et trop près d'Athènes !
Je me dirige vers le côté NW où pas mal de voiliers sont au mouillage ; Le vent souffle pas mal, mais l’eau par contre ne bouge pas, à part un léger clapotis. La profondeur de la baie et les îles à l’entrée empêchent les vagues de rentrer.

Je tourne en rond. Un quai? Non, que deux bateaux alors qu’il y a plein de place, ce ne doit pas être un bon endroit. Mes amis Philippe d’Eretria, et Jean-Marie et Chantal de Mayero m’avaient dit de mouiller ou de chercher un corps mort. Je ne vois pas Mayera, ils sont peut-être partis avant le coup de vent annoncé pour cette nuit.

Je passe entre les voiliers au mouillage sur corps morts. Qu’est-ce qu’ils sont serrés !

Apparaît une petite annexe avec un homme qui vient droit sur moi. Il n’a pas l’air grec ; Hello, bonjour, goedendag, gutentag, buenos dias, il retient le gutentag.. En réalité, de loin, il a pris mon drapeau belge pour un drapeau allemand! Ce n'est pas la première fois!
il me dit de me mettre à un corps mort.

Chouette ! C’est effectivement le plus simple, et il m'indique une belle bouée rouge au milieu des autres voiliers. Avec le vent qui n’arrête pas de forcir, je calcule comment faire une courbe au milieu des bateaux pour me présenter face à la bouée – et le vent, et ne pas dériver avec mon gros char d’Anak contre un autre bateau.

Le premier essai est raté. L’allemand essaie de me passer la bouée à laquelle est attachée une amarre qui elle est fixé à un plot en béton au fond de l’eau : le corps-mort. Mais c’est trop lourd, et l’avant d’Anak très haut ! Ayant couru à l’avant pour attraper la bouée, je refonce vers la timonerie pour donner plein gaz, car le bateau derrière commence à flirter sérieusement avec l’arrière d’Anak. Fichu vent !

Cette fois, je me représente, je lâche les commandes et la manette de gaz, et crie à l’allemand que je vais lui jeter une amarre. Je jette l’amarre, je refonce donner du gaz pour redresser Anak et refile à l’avant. L’allemand a attaché l’amarre à la bouée, et je tire. Ouf, Anak se stabilise, cette fois bien attaché.

Le reste est de la bricole, attraper la corde qui part vers le corps mort. Tirer – fort, car j’ai le vent dans le pif qui pousse Anak, et personne pour donner un coup de gaz, et hop, la boucle est enfin fixée sur le taquet tribord.

Je vois dans l’eau une deuxième corde attachée à celle que je viens de tirer.

Je sors la gaffe, je l’attrape aussi, encore tirer comme un forcené, et celle-là ira rejoindre le gros taquet avant bâbord.

'Danke, danke', je remercie mon allemand vraiment très gentil, car seul, sans faire de casse, c’eut été du sport !

Je laisse mon ancre prête à être jetée à l'eau, des fois que ce corps mort ne serait pas fiable ! On ne sait jamais !

Bon, tout cela maintient en forme ma vieille carcasse !

Ce soir, cool à bord, patates à la poêle, un bon livre et basta !


Cette nuit, coup de vent annoncé, on verra bien. D'ailleurs, cela commence !

 Mais je mettrai l’annexe à l’eau, car il y a un ponton pas loin, et du pain frais, c’est pas mal.

Surtout que ce coup de vent est annoncé pour deux jours ! 
Effectivement, cela va souffler toujours plus fort toute la nuit et ce matin.

Je reçois un message sur la VHF. Mayero est à l'ancre de l'autre côté de la baie! Je ne les ai pas vus en arrivant. Trop bête, mais pour l'instant, vu le vent, pas question de traverser en Zodiac!
 
Flèche rouge : Mayero
28 septembre - Lever de soleil. Porto Rafti est considéré comme étant un port et mouillage très abrités. Le vent force 7 qui sévit dans le détroit d'Eubée nous secoue pourtant très fort. Seul l'eau reste relativement calme, abrités comme nous sommes par la baie et ses îles à l'entrée. Cela se calme demain, et je pourrai enfin aller à terre faire des courses.

29 septembre - Calme plat au réveil ce matin, j'en avais presque le mal de mer !
Je regarde la météo en sirotant mon café et en mangeant, faute de pain, mes galettes farine, eau (plus de lait !)  et sel dans la poêle. Elles me font penser au galettes de pains ronds en Afghanistan en 1974, si ce n'est qu'elles étaient cuites dans un four sur un lit de galets.
Quelle différence! Mais bon, avec ma marga Bitam qui fait fuir tout le monde et le bon miel grec, ça passe très bien! 

Chouette, je vais mettre l’annexe à l’eau, et comme il y a un ponton tout près, et que je suis foncièrement paresseux, je vais y aller à la rame. Inutile de défaire le moteur hors-bord pour le mettre dans l’annexe. Trop de boulot !

Je vais faire des courses, tomates, oignons, courgettes, lait, marga Bitam J, et quelques fruits. J’ai trouvé un petit super-marché pas cher (ne confondez pas avec un Carrefour, ce genre de temples de la consommation n'existent pas ici, et c'est tant mieux!) 

Je retourne sur Anak.

J’ai encore un problème administratif à régler, et je téléphone à Nora via Skype. Comme elle a mon dossier bancaire, elle est mieux apte à transmettre des documents urgents. Comme avec Lisa, pas besoin d’attendre, un courriel arrive très bientôt : c’est fait ! Quelle efficacité, ces deux là !

Proutt proutt, un hors bord assez bruyant. C’est Philippe, rencontré à Eretria, qui a un deuxième voilier sur corps mort ici à Porto Rafti, et qui vient dire bonjour. Le hors-bord bruyant, c’est son Honda 4 temps refroidi par air. Ils font un peu plus de bruit, mais polluent moins et sont de belles mécaniques.

On bavarde, la route de demain, l’endroit idéal où mouiller avant Egine, trop lointaine pour y aller en une seule étape.

Philippe à peine reparti, voilà Chantal et Jean-Marie, qui comme moi, profitent de l’accalmie pour foncer faire des courses.

Ils ont aussi des choses à envoyer via Internet, autant profiter de la connexion d’Anak.

On boit un café, et, étant sur un corps-mort dont je ne connais pas le propriétaire, je décide de les rejoindre de l’autre côté de la baie. Il y a un corps de libre, et là aucun risque de voir quelqu’un venir réclamer.

Vers 14h, Anak vibre à 1500 tours/minute. Je défais l’amarre du corps mort, prépare mes gaffes, et en route pour l’autre côté.

Arrivé sur place, Jean Marie a déjà sauté dans son annexe pour m’aider à prendre le corps mort.

Moment de panique, il est devant Anak, mais l’étrave d’Anak est importante et haute : »Ciel, où a-t'il passé ? » Vite marche arrière, et je vois sa tête. Je crie : « je ne te voyais plus, je croyais que je te rentrais dedans ! ». Je fonce à l’avant, saisi l’amarre du corps mort, et voilà


Anak est cette fois de l’autre côté de la baie, à quelques dizaines de mètres du bateau de Chantal & Jean-Marie, et celui de Philippe.
La vue de la baie change complètement.

Avant de tout ranger, je décide vite de vérifier mes niveaux d’huile et filtre eau de mer, comme cela, je suis prêt à partir demain.

De loin, je vois Jean-Marie et Philippe sur le bateau de ce dernier. 5 minutes après,

je découvre Philippe en haut de son mât ! Il y a toujours quelque chose à faire sur nos barque

Dernière soirée à Porto Rafti. On mange sur Mayero, invités par Chantal et Jean-Marie.

Purée, ce que vs avez raté !

Au menu :

Anchois sur canapés de courgettes al dente à la vinaigrette porto rafti - recette JMarie

Salade d'épinards eubéens aux champignons érétriens - recette Kate

Pâtes chinoises Tien an Mien aux rondelles de viande raftiennes - recette J.Marie

Salade de pommes & oranges Proton au jus sucré à la vanille antillaise - recette bibi

Et tatches de mouillages, ou philosophiques et existentialistes jusque tard dans la nuit.

Tout cela arrosé d’un petit vin rouge grec pas dégueu !

 

 



Le premier, réveillé, c'est moi, preuves en photos :

Demain, 30 septembre,départ pour la baie Ak Sounion, le cap le plus au Sud de la côte Attique, et que je dois contourner pour rejoindre Egine. Terminé le détroit d’Eubée et sa belle navigation !

Quelle apothéose pour ce mois de septembre riche en divers évènements :
le cap Sounion !

Si le temps est clément, j’y jetterai l’ancre et je pourrai admirer sur la colline le magnifique temple de Poséidon qui surplombe la mer.
Il a été construit autour de 444 av J.-C., sur un plan d’Héphaïsteion d’Athènes.

Quelle belle image avant de commencer octobre, et mon arrivée à Egine !
Et Nora le 10 ! 

Published by Vagabondages en Mediterranée du voilier Anak - Vagabondages

Les vagabondages méditerranéens du voilier Anak

Voyages en voilier en Méditerranée. Algérie à la voile.

Que sont devenus Les ex-moussaillons 'Anak ?

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