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Les vagabondages méditerranéens du voilier Anak

8 (4) – Le cap Sounion et le temple de Poséidon.

Dernier jour du mois de septembre, avec la sortie du détroit d’Eubée et un mouillage au pied du temple de Poséidon, perché en haut du Cap Sounion. Je l'attendais, celui-là. 

Je quitte Porto Rafti vers 10,00h, suivi de près par mes amis sur Mayero.
Je vois au loin Jean-Marie qui rentre sa chaîne, Chantal à la barre.
Que c'est bien d'être deux pour faire toutes ces manoeuvres.
Eux aussi veulent mouiller au Cap Sounion.
Ensuite, ils prendront la route plein ouest pour se diriger vers Poros. Mon cap à moi sera un peu plus vers le nord, l’île d’Egine.

La continent qui borde le détroit d'Eubée est par moment très beau et sauvage. Hélas, on approche d'Athènes, et je vois de plus en plus des urbanisations de vacances d'une laideur incroyable. Espérons que la Grèce ne va pas massacrer ses côtes comme la fait l'Espagne a réussit à la faire sur l'entièreté de leur côte Méditérannéenne. Un vrai massacre !


Après trois jours de coup de vent, que trouve-t’on en Méditerranée ? La pétole, on l'appelle aussi : risée Leyland, Nanni ou Perkins selon la marque du moteur à bord.

Par moments, une légère brise venant du nord permet de déployer le génois.


Mayero, pas loin, en profite pour prendre une photo d’Anak, hélas, pas toutes voiles dehors.

Et moi une de Mayero à la sortie du détroit !

Vers 16,30h, on voit déjà au loin se dessiner le Cap Sounion, et donc la fin du détroit d’Eubée.

Nous sommes le 30, je suis rentré dans le détroit d’Eubée le 10. J’ai traîné, car les escales étaient agréables. Il y a eu la panne du moteur de Troll, l’aller-retour à Athènes à la recherche d’un nouveau moteur. Il y a eu les coups de vents, le pont de Chalkoutsi. Il y a eu plein de rencontres durant ces escales, rencontres parfois sans lendemain, mais aussi celles qui tissent des amitiés qui perdureront.J’approche du cap Sounion, et je commence à mieux voir le temple qui se découpe dans le ciel.
Contournant le cap, il y a une baie bien abritée du vent du Nord. C’est là que je vais jeter l’ancre, en face du temple de Poséidon. Quel beau mouillage pour terminer ce mois de septembre si riche en évènements.

Mayero me suit. Il a moins de chance ; j’ai jeté mon ancre, et dès la première fois, une marche arrière plein gaz m’a rassuré, elle tient et doit être bien plantée dans le sable. Je vais pouvoir dormir tranquille.

Mayero, qui a une CQR comme moi doit s’y reprendre à trois fois avant de sentir la sienne bien enfouie dans le sable.

Un peu plus tard, d’autres voiliers arriveront, pour repartir rapidement, leurs ancres ‘modernes’ n’assurant aucune tenue. Nous nous retrouverons finalement le soir à quatre voiliers dans cette grande baie. Les deux autres étant mouillés très loin de nous à l’opposé de la baie.

Nos vieilles CQR n’ont pas de complexes à avoir. Elles ont surtout un grand avantage en Méditerranée : dans les mouillages, le vent tourne rapidement, et même très souvent. Et l’expérience montre qu’avec son bras articulé, la CQR, bien enfouie, ne chasse pas du tout malgré les rotations, ce qui ne semble pas être le cas de bien d’autres ancres.

Le temple de Poséidon, enfin !


Me voilà donc devant les fameuses ruines du temple de Poséidon, bâti au milieu du Ve siècle av. J.-C. Les ruines surplombent la mer d'une hauteur de près de 60 mètres. Les colonnes du temple mesurent 6,10 mètres de haut, pour un diamètre de 1 mètre à la base et 79 centimètres au sommet. Détail intéressant : leurs cannelures, moins nombreuses que d’habitude (16 au lieu de 20), ont été étudiées pour résister à l’action de l’air salin.
Lord Byron, décidément on le retrouve partout celui-là, grava son nom sur l’une des colonnes.
Homère appelait le temple de Poséidon le promontoire sacré et les marins y invoquaient le dieu de la Mer.
Le cap Sounion est aussi, selon la légende, le lieu d’où Égée se serait jeté à la mer. Son fils Thésée avait convenu avec lui que s’il sortait victorieux de son combat avec le Minotaure, il hisserait des voiles blanches sur son bateau, alors que s’il était tué, l’équipage devrait hisser des voiles noires.
Égée vit arriver au loin le bateau arborant de grandes voiles noires, car Thésée avait oublié de hisser les blanches, et
de désespoir, il se jeta du haut des rochers dans la mer. De là vient le nom de la mer Égée.  C'est que j'en sais des choses ! Merci Wikipédia.

Je jette mon annexe à l’eau pour prendre quelques photos d'Anak en face du temple de Poséidon.

Idem pour Mayero où on m’invite à venir boire un décaféiné. Je décide de les inviter ce soir à venir manger sur Anak, on profitera de la vue du temple depuis la timonerie, car il est éclairé la nuit par d’énormes phares.

Inutile de mettre leur annexe à l’eau, une suffit pour faire la navette entre les deux bateaux, et à la rame s.v.p. !

Le soleil se couche sur Sounion.
Soirée sympa, tomates à la poêle avec ail et persil, pommes de terre poêlées aussi, on ne peut pas faire plus simple après une navigation. Chantal et Jean-Marie ont amené une salade de fruits délicieuse, au sirop agrémenté d’un peu de miel.


Ensuite, dodo.
Demain Nous sommes le premier octobre, un nouveau mois d’aventures, rencontres et découvertes.

Le vrai mécréant que je suis ose tous les soirs une petite prière : "Eole, faites en sorte qu’entre le 10 et le 17, il n’y ai pas de coup de vent, mais un peu de vent, pas de pluie, mais du soleil, pas de mer démontée, mais une jolie petite houle pour bercer Anak qui va promener ma fille Nora et Franck les parents de notre moussaillonne anakonaute Lou."  

Published by Vagabondages en Mediterranée du voilier Anak - Vagabondages

Les vagabondages méditerranéens du voilier Anak

Voyages en voilier en Méditerranée. Algérie à la voile.

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