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Les vagabondages méditerranéens du voilier Anak

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1.Egine - Methana 

 

La navigation hivernale en Grèce serait-elle risquée ?

On ne croise pas un seul voilier durant les mois d'hiver en Mer Egée, si ce n’est parfois un convoyeur retardataire qui rapatrie prudemment un voilier vers les Ioniennes ou la Turquie.

La météorologie y est pour quelque chose, les vents sont très variables et il y a autant de vent du Sud que du Nord. En étudiant les ‘Pilot Charts’ on constate que non seulement le quadrant NW de la Méditerranée est venteux, mais en réalité toute la partie nord.
Les coups de vents hivernaux vers la Méditerranée orientale sont aussi influencés par des dépressions se déplaçant vers Chypre, au SE, ou vers la Mer Noire au NE. Ce sont des dépressions de petite taille, mais pouvant générer des vents parfois aussi soudains que violents. Début 1980, un coup de vent grimpa à force 11.
Les prévisions météorologiques ont du mal à prédire ces dépressions se développant aussi vite qu’elles sont difficiles à suivre. Personnellement, je ne me fie jamais à une météo de plus de 3 jours !

Il en résulte que les grecs ne sortent jamais leurs bateaux en hiver, que les sociétés de locations rangent sagement au sec leurs nombreuses flottilles et que la mer et les ports, nous allons le découvrir, sont vides.

Je navigue seul à bord d’Anak, mais cette fois, exceptionnellement, un ami de  longue date viendra me rejoindre pour cette ballade hivernale.

Il est un fin connaisseur des îles grecques. Encore étudiant et passionné par la Grèce, il avait acheté un petit caïque d’occasion et sillonnait durant la belle saison la mer Ionienne et Egéenne d’une île à l’autre. Ayant fait cela pendant des années, il parle aujourd’hui couramment le grec, et connaît plein de petits ports et mouillages. Je sens que je vais me régaler en partageant cette navigation avec mon ami Wulf qui, lui aussi, est curieux de partager une navigation, cette fois  hivernale dans le Golfe Saronique.

Arriver dans des petits ports vides en plein hiver, avec quelqu’un qui parle couramment le grec (ce qui me rendait à chaque fois horriblement jaloux) change complètement l’approche avec les populations locales, déjà fort étonnées de voir un voilier se risquer en mer. Et trouver quelqu’un à bord qui leur fait l’honneur de parler parfaitement leur langue les séduit agréablement.

Nous décidons de faire le périple suivant : Egine, Méthana, Poros, Hydra, Erminioni, Spetsai, et retour via Hydra et Poros à nouveau, puis Palaia Epidaures, Nea Epidaures, Angistri et retour à Egine. Chaque étape fera l'objet d'un article dans 'Vagabondages'. 13 jours de balade hivernale.

Première étape : Egine - Methana

Nous quittons donc Egine ce 17 janvier, la météo est bonne, et Méthana est à deux heures de navigation. Le vent est faible, mais nous hissons les voiles, l’étape est courte, nous pouvons traîner !A 17 h, après avoir contourné la pointe NE de la péninsule de Méthana, nous laissons à tribord le petit port de Ay Yeoryios. C’est justement le genre de petit port ou abri que nous allons essayer d’éviter tant que possible. A Ay Yeoryios il y a peu de place, le brise-lames extérieur est constitué d’un vieux caboteur coulé et rempli de roches. La houle y est très forte par vent du N.

Il fait très beau, si cela pouvait durer.
Direction donc vers le petit port de Méthana. Le port est au S de la ville et ce n’est pas évident de repérer de suite l’entrée du port . Le passage est très étroit, situé entre une presqu’île boisée de pins et la pointe à l’Est l'est tout autant. Mais voilà pourquoi Méthana est un port très bien protégé de tous les vents !

Le port est beau, assez sympa, mais très vide. A part quelques pêcheurs, pas âme qui vive !

L’odeur de l’eau sulfureuse de Méthana est une curiosité ! Vrai que cela sent l’œuf pourri. Certains remplacent leur chaîne par une grosse amarre fixée à l’ancre, car l’eau sulfureuse corrode la chaîne.
Le village situé juste au-dessus de Méthana s’appelle Vromolimani, "la côte puante" et mérite bien son niom !

Par contre, pas besoin d’antifouling, le soufre tue les algues !

Wulf part explorer la ville, toute proche pendant que je range à bord. Arrive un grec sur  son scooter me demandant avec un grand sourire combien de temps nous comptons rester.

«  - Oh, juste une nuit, nous repartons demain matin !

- Alors pas de problèmes, bonne soirée ! »

En réalité, c’est le responsable du port, l’homme qui collecte l’argent que l’on paie pour s’amarrer à quai. Mais on est en hiver, il n’en a cure et est reparti avec son grand sourire !

Wulf revient et nous repartons ensemble trouver un petit boui-boui sympa comme ceux d’Egine pour boire un tsipouro.

On est un peu déçus, pas de bouis-bouis, et ce n’est pas manque d’avoir cherché ! On termine notre recherche dans un bistro proche du port.

Ca alors, ces grecs ont un drôle d’accent ! Wulf parlant couramment le grec dresse l’oreille, en réalité, tous les gens qui sont dans le bistro sont des albanais travaillant dans la région !

Bon, pas de réel coup de foudre pour Méthana en hiver, on va rentrer manger à bord, nous coucher, et demain, en route pour la belle Poros !


Adios, Méthana.

 

Prochain article
2. Methana - POROS dans 'Vagabondages..

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2. Methana - Poros

 


Après un bon petit déjeuner à Méthana, nous voilà partis pour Poros.

En mer, à part les ferries que nous croisons, pas un chat ! Il fait beau, et la lumière hivernale est une révélation. Au loin, nous voyons des îles que l’on ne pourrait apercevoir en été, tellement l’air est pur.
Il y a du vent, et on s’amuse, car Wulf découvre la navigation avec un gréement en ketch.
Puis c’est un de ses grands amis en France qui a fabriqué les toutes nouvelles voiles d’Anak : ‘Clipper Voiles’ à Frontignan à côté de Sète.

La traversée vers Poros se fait finalement assez rapidement. L’approche est très belle. L’île est séparée du Péloponnèse par un étroit chenal. Et, à nouveau cette découverte hivernale que les navigateurs de l’été ne peuvent imaginer : tout est partout incroyablement vert !

Dans l’antiquité, l’île s’appelait Kaularia et se trouvait au centre d’une immense confédération maritime rassemblant Athènes, Egine, Epidaure, Troezin, Er- minioni, Nauplie, Praisiai et Poros.
L’histoire de Poros restera mouvementée : rébellion en 1831 contre le premier gouvernement grec ! Il y a aujourd’hui un établissement naval important à Poros, peut-être pas un hasard..

Quand on arrive du Nord comme nous, on passe un passage relativement étroit  N>S pour déboucher dans la grande baie abritée de Poros. Cette arrivée est magnifique et impressionnante !

En approchant côté Nord de la ville, nous ne voyons pas un seul voilier.
Les quais sont complètement vides. C'est impressionnant !

Au milieu du chenal il y a par contre quelques voiliers qui hivernent, amarrés à des corps morts.

On se méfie, le milieu du chenal a peu de profondeur, on serre au mieux le long des quais de la ville.  Ce petit tour est amusant, on n’imaginait pas que nous pourrions visiter Poros ainsi avec de tels quais dégagés.
Nous faisons le tour de la ville vers le chenal, là non plus, personne, si ce n’est plus loin qques voiliers en hivernage, complètement fermés.


Nous décidons de retourner vers le Nord de la ville pour nous amarrer le long du grand ponton qui avance dans l’eau.

Quel calme comparé à la cohue de l’été me dit Wulf !
C'est absolument incroyable !
Wulf en profite pour faire une petite sieste sur le tatami extérieur au soleil.


La vue sur Poros et ses alentours depuis Anak est magnifique. Les quais vides dégagent l’horizon, c’est un régal.


La soirée se passera en ballades en ville, achat de viande grillée délicieuse mangée à bord. Demain, nous partons pour un autre endroit magique: Hydra.
Nous savons que nous repasserons par Poros en retournant vers Egine, on fera une bien plus longue halte à ce moment-là . Pour le moment, profitons de la météo exceptionnelle !
C’est si rare en hiver dans cette région !

  Prochain article :
3. Hydra

    

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3. Poros - Hydra


En route pour Hydra !

On dit que c’est le plus beau port de toutes les îles grecques.

Hélas, cette réputation lui vaut aussi d’être un des plus fréquentés durant la saison d’été ! Que va t’on y trouver au cœur de l’hiver ?

En été, ce genre de port ferait plus penser à St Trop ou Positano et cela n’est pas trop ma tasse de thé.

Hydra était un ancien repère de corsaires, et la piraterie semble avoir bien fonctionné. Les maisons, paraît-il, y sont plus hautes, plus belles, souvent immenses que sur les autres îles grecques.

Hydra, avec Spetsès, une de nos prochaines escales, est liée à l’histoire contemporaine grecque. Les Hydriotes avaient développé durant l’occupation turque une flotte marchande très importante, et qui évidemment, avait enrichi bien des armateurs sur l’île.

Bon, ce ne sont pas des vestiges de familles de pirates riches, toutes ces belles maisons sur l’île, mais plutôt ce qui reste des familles d’armateurs enrichis. Pff, c’est moins romantique !

Mais quand la guerre d’indépendance éclata, tous ces armateurs armèrent leur flottille pour la lancer dans la bataille.

Pas cons, les armateurs.., ils espéraient ainsi ramasser pas mal de miettes de pouvoir, et peu importe, cela aida et il en reste des noms très connus partout en Grèce : Miaoulis, Koundoutiotis, et les belles grandes maisons d’Hydra..

A l’époque, Hydra comptait 20000 habitants, il en reste 3000 aujourd’hui.

Ca y est, nous avons quitté Poros par le chenal pour nous diriger vers la pointe est du Péloponèse, le cap As Skillaion et ses deux petites îles Nisos Skilli et Nisos Spathi.

A la sortie du chenal, on commence par s’attacher à un petit corps mort devant le chantier naval d’Aliki.

Nous avons des problèmes de lecture sur l’écho-sondeur et après avoir tout vérifié, on se demande s’il n’y a pas des crasses sur la sonde dans l’eau.

Ce qui est merveilleux avec un copain, c’est que ce soit lui qui se propose de plonger dans l’eau, et avec tous mes encouragements J, nous sommes quand même au cœur de l’hiver !

Wulf plonge, frotte, tâte…, rien, la sonde semble propre.

Je n’ai hélas pas de photos de cet instant mémorable, au moins cela ne rendra jaloux personne de voir notre courage en plein hiver. Je dis bien notre, car je participais moralement au plongeon de Wulf, au point d’en oublier mon appareil photo. J’en connais un, quand il va lire cela..

Ensuite, en route donc pour le cap Ak Skillaion, et là on bifurque dans le magnifique chenal de Kolpos Idhras.

La vue est fabuleuse, à tribord, le Péloponnèse, à babord l’île Nisos Idhra, au fond à la,sortie du chenal, l’île de Nisos Dhokos et à côté Nisos Trikeri et Nisos Petassi.

C’est à nouveau majestueux, et la lumière extraordinaire de l’hiver permet de voir tout cela comme on ne l’aurait jamais vu en été !

Il fait beau, on a un peu de brise, Anak fend l’eau à un petit 5 nœuds, mais comme toujours, les distances entre nos étapes sont courtes, pourquoi se presser ?

Qui a dit que c’était dangereux de naviguer en Saronique au cœur de l’hiver ?

Nous commençons à apercevoir sur l’île de Nisos Ydhra les taches blanches des maisons de la petite ville de Limin Idhras, que j’appellerai désormais Hydra.

Un peu avant, on voit de la fumée sur l’île… hélas, une immense décharge à ciel ouvert remplit une vallée, qui elle, donne sur la mer. L’Europe a encore du boulot..

On approche d’Hydra, et l‘entrée du port est de toute beauté.


Incroyable, à part des bateaux de pêcheurs, les bateaux-taxis qui font les navettes Péloponnèse – Hydra, personne !

Celui qui a visité Hydra en été ne peut imaginer ce que nous découvrons.

Pas besoin de jeter l’ancre et se mettre cul au quai, il y a tellement de place qu’on s’amarre le long du quai. Plus tard viendra s’amarrer pas loin de nous le grand bac, qui amène diverses marchandises à Hydra depuis le Péloponnèse en face. Parfois un caïque de pêche se met devant ou derrière nous pour décharger son poisson ou le vendre sur place.


Wulf demande à tout le monde et en grec si on les gêne. Réponses négatives avec un grand sourire en plus. Ah, si seulement je parlais grec !

C’est la fin de l’après-midi. Le gros bac arrive justement et on assiste à une activité surprenante.

La glace débarquée en priorité, puis les marchandises à charger sur les mules, qui en attendant : admirent Anak !


Car, j’ai oublié de le préciser : sur Hydra, ni voitures, ni scooters. Juste un petit camion poubelle pour alimenter l’horrible décharge aperçue avant de rentrer dans le port.

Quand il fera nuit, tout se calme, reste une mule devant Anak, on a un bon gardien, espérons qu’elle ne se mette pas à braire à minuit !

Le village en hiver semble assez vide. Par ci par là, quelques artisans travaillent encore dans leurs ateliers.

On trouve un petit boui boui comme on les aime, l’endroit est sympa, mais les gens sont quand-même moins chaleureux qu’à Egine. Je vous le disais, cela sent un peu le St Trop ou Positano, et sans doute les habitants du coin se protègent des ‘envahisseurs’.

 

Le port, en rentrant sur Anak, n’est que quiétude et charme, éclairé par par des réverbères et et quelques guirlandes de lumière.

Quand on se réveillera le lendemain matin, ça y est, notre club d’admirateurs est de retour. Les propriétaires des mules patientent pour les charger, et n’arrêtent pas de ramasser leurs crottins qu’ils conservent dans des sacs. Le quai ainsi reste étonnament propre.

Après quelques courses, où on découvre qu’Hydra est bien plus chère qu’Egine, on décide d’aller faire une grande ballade dans la petite ville avant de quitter ce bel endroit..

 

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Ballade hivernale dans le Golfe Saronique

  Erminioni – Spetsai – Paros (retour)
(4) 

 

 Nous avons quitté Hydra pour une petite anse dans le Sud de l'île.

L’endroit est évidemment désertique en plein hiver. Un régal !

Après avoir mangé, on décide de partir sur Erminioni.

 

L'escale sera brève, car nous aimerions être à Spetsai avant la tombée de la nuit, et les journées sont courtes en hiver ! Puis la météo n’est pas terrible. Les coups de vent en hiver, vaut mieux se méfier.

Wulf qui parle parfaitement le grec voit des pêcheurs qui viennent de rentrer et sont en train de nettoyer leurs filets dans leur barque et va leur demander comment est la mer.

Les deux pêcheurs relèvent à peine la tête, grognent une sorte de mmm avec une grimace qui semble dire : pas terrible ! Puis ils doivent nous prendre pour des plaisanciers assez fous pour se balader en hiver.

L’un deux relève la Il Il lève la tête et demande à Wulf où se trouve notre bateau. Pas difficile, il n’y a qu’un seul voilier dans le port : Anak !

Wulf le montre du doigt, et du coup le pêcheur sort de sa torpeur : « Ce bateau là ! Oh, mais vous pouvez y aller sans crainte ! » Hé oui,  Anak fait costaud et vrai baroudeur des mers, et les pêcheurs savent apprécier !

 

Et nous voilà repartis pour Spetsai !

L’arrivée est toujours aussi magnifique, mais nous découvrons un port plein de bateaux de pêche ! Mais alors plein, plein, sur deux si pas trois rangs parfois !

Aucune place, si ce n’est un endroit en deuxième rang.

Des amarres pendent le long d’un bateau, cette place doit être sans doute prise par un pêcheur.

Bon, on verra bien ! On se positionne et on fait passer les amarres qui pendent maintenant par-dessus la poupe et étrave d’Anak.

Effectivement, un peu plus tard arrive une grosse barque de pêche.

Aïe, on va se faire engueuler !

Mais non, tout s’arrange avec des sourires, ils prennent leurs amarres qui pendent le long d’Anak et nous disent de ne surtout pas bouger !

Ils devraient d’ailleurs repartir tôt le lendemain-matin.

 

On décide d’aller faire une balade dans Spetsai, une île où ne roulent pas de voitures, seulement des scooters.
Mais l’île a du charme et on trouve des caiques en construction tout autour du port.

 

L'île de Spetsai est en effet très connue pour ses chantiers navals, omniprésents dans tout le port !
Les techniques restent ancestrales, le travail du bois fascinant, et on reste des heures à admirer `'atelier du charpentier de marine.
Rien que l'odeur !

 
La petite ville de Spetsai a aussi beaucoup de charme.
Nous quitterons Spetsai le lendemainatin. Ce matin ce fut un rien plus compliqué que prévu, nos pêcheurs ne s’étaient pas réveillés.

On a donc dégagé Anak et amarré la grosse barque de pêche à notre place ; Finalement, la manœuvre, bien préparée, a réussi sans problèmes et en route pour la route du retour !

Hydra, puis Poros, et de là vers Palaia Epidaures !

  

Prochain article:
5. Palaia Epidaures – Angistri - Egine

 

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Balade hivernale dans le Golfe Saronique

  Palaia Epidaures – Angistri – Egine
(5)  

 s sur la route du retour, nous sommes arrivés à Palaia Epidaures.

 
 

 

Nous resterons dormir dans ce joli petit coin que je connaissais déjà

 

Le lendemain-matin, la météo sur Navtex semble bonne, et on quitte Palaia Epidaures. Petit détour par Nea Epidaures qui est le vrai petit port d’origine. Surprise, on y découvre un nouveau bassin tout neuf, pendilles, bornes pour électricité et eau, etc. Tout cela prêt pour accueillir les locations de l’été !
Ils doivent être jaloux de voir la plupart des voiliers se diriger de suite vers Palaia Epidaures, plus proche du site d’Epidaure.

Puis à Palaia Epidaures, ils y a plein de restos et bistros sur le quai, accès Internet, hôtels, etc.

Ce n’est pas le cas ici, le village est à deux kms. Espérons que leur investissement sera rentable !

On reste à peine une demi-heure, et en route pour Angistri, cette belle île juste en face d’Egine.


On va y découvrir un port presque vide, à nouveau Anak seul à un ponton.

Le soir, balade dans le village, un peu tristounet en plein hiver, mais l’escale est sympa et découvrir ainsi Angistri en plein hiver est assez inattendu ! 


Le lendemain, cool, on quitte Angistri pour retrouver ma place dans la marina d’Egine. Le timing est respecté, Wulf ne va pas rater son avion qui va le ramener en Bourgogne. Gla gla, je ne voudrais pas être à sa place.

Cette balade hivernale fut un régal. La lumière hivernale, la verdeur de ces iles, que l’on découvre habituellement en été déjà brûlées par le soleil. L’air pur de l’hiver qui permettait de distinguer au loin des îles qu’autrement on ne voit pas.

Et tous ces ports, où Anak était le seul voilier, ce qui nous a permis de toujours nous amarrer le long des quais sans jeter l’ancre.

La sympathie des gens, découvrant ces deux zombies sur leur drôle de bateau en plein hiver !

Oui, c’était une chouette balade hivernale dans le golfe Saronique !

 

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5 . Egine - Paros


Après un hiver passé à Egine, la balade sur Anak avec mon ami Wulf dans le golfe Saronique, me voilà parti pour les Sporades, avec un 'léger' détour via les Cyclades !

Je suis à Paros. J'aime beaucoup cette île, très verte, les gens sont sympas, le port gratuit et même l'électricité !
D'Egine, je suis allé en ligne droite vers Kythnos,
¾ du trajet à la voile, le reste au moteur, comme d'hab.
L'île est très belle, mais les habitants sont un peu moins sympas que ce qui va suivre.
Il faut dire que l'île est très touristique. Un jeune homme passe sur les pontons et de façon pas trop agréable réclame quelques euros pour la nuit. Certains bateaux peinent pour obtenir un reçu.


Ensuite Droit vers le Sud : Serifos, de toute beauté avec sa chora que l'on voit si bien depuis le large. Port cette fois très sympathique, gratuit, pas d'électricité mais c'est sans importance.

Après 48h sur place, traversée en ligne droite vers Paros.
C'est ici que les Cyclades commencent à me séduire, comme dit plus haut, l'île est accueillante, verte, les gens sympathiques, une jolie chora en face du port, elle pourrait paraître trop touristique si..... touristes.
Mais, c'est presque vide !

Dans le port, contre le quai extérieur qui donne sur une grande et jolie baie, Anak et deux à trois autres voiliers. Dont un caïque aménagé par un groupe de Suisses, qui se dépêchent d'effectuer les derniers travaux avant que leur secret bancaire ne s'effondre et que donc leurs moyens ne s'amenuisent.
C'est tout. En face de l'autre côté de la baie, des voiliers tupperware pour location, une dizaine, à l'ancre, attendent le client qui n'aurait pas confié ses sous à Fortis en Belgique.
Ce quai est bien, mais très exposé aux vents du nord.
Devant l'entrée du port, à côté du supermarché : Cyber/café tout simple, patron grec très sympa, personnel itou.
Je regarde mes mails, un URGENT. Cette fois, un notaire de ma famille exige une procuration pour un acte, mais procuration a signer par un notaire là où je puis en trouver un.
J'avais donné une simple procuration à un de mes frères pour ce genre d'éventualité, mais cela ne semble pas suffire.
Seul notaire apte à faire cela dans le coin, l'ambassadeur de Belgique himself, qui a qualité de notaire à l'étranger pour ce genre de problèmes. On est début de semaine et cet acte doit être signé vendredi, si pas ma procuration, pas de signature. Comment faire ???
Anak est amarré à un quai exposé, et moi je devrais filer à Athènes en l'abandonnant ainsi ? Impossible !
A Egine, les dernières semaines, je m'étais tissé des amitiés avec quelques jeunes skippers grecs utilisant leurs voiliers 50 pieds en tant que promène-couillons dans les îles. Et justement, j'en reconnais un sur le quai !
Je vais lui parler de mon problème. Il rameute de suite trois autres skippers promène-couillons, baladant cette fois des américaines hystériques que l'on entend jusqu'Amorgos quand le vent souffle du Nord.
Et la magie comme toujours s'opère :

Il y a un bassin intérieur, des pendilles, et sécurité totale, peu importe le vent.
Et hop, ils sortent un de leurs bateaux pour que je puisse mettre Anak à la place !!!!
Je demande combien cela va me coûter :

«  - On ne paie rien à Poros, et j'ai déjà averti le responsable du port que tu dois aller en urgence à Athènes : no problem !

- Et pour l'électricité ?

- Tu ne t'en occupes pas et tu branches, c'est tout, rien à payer ! »

C'est chouette, les copains de quais et les gens de la mer ! Je fais vite la manœuvre, de peur que quelqu'un ne change d'avis, et j'admire l'énorme pendille qui va me garder Anak safe pendant mon absence. Mon frère va être content !

Le lendemain fin d'après-midi, je prends le ferrie pour le Pirée ou j'arrive le soir à minuit. Je trouve juste en face de la sortie du port un hôtel ** à moins de 100m. Il n'est pas trop cher pour Athènes où les prix sont parfois exorbitants comme dans toute capitale.

Le lendemain, métros pour le centre administratif d'Athènes, au milieu des ambassades et ministères, où se cache l'ambassade de Belgique, bien somptueuse pour un si petit pays !

A 10h, je suis là, après un café frappé sur une terasse du coin, et au prix VIP, car arrivé trop tôt ! Pas malin, le quartier est plutôt du genre chicos. A Egine j'en avais deux pour ce prix !

A l'ambassade, on bavarde, toujours la convivialité belge, unique au monde.

Les papiers du notaire sont arrivés par courriel. J'ai beau être habillé comme un sac dirait Nora, donc 'normalement' pour moi, le courant, - diplomatique, passe, et à 11,00h, j'ai même obtenu que ce soit l'ambassade elle-même qui confie à DHL le document signé pour l'envoyer chez le notaire, car 'on' signe le lendemain soir à 20h !!!

Au passage, 25E pour taper le texte et le cachet, 20E pour conserver une copie, et 75E pour DHL. Mama mia, mes finances...

Je signerai aussi sec un nouveau contrat CDI avec Panzani à mon retour sur Anak !

Je dois avouer que cet acte notarié va me procurer à terme un peu de sous pour regarnir ma bourse bien vide ! Et du coup j'avoue commencer à croire aux miracles, donc à mon retour, je ferai une prière dans la superbe église de la Panagia Ekatondapiliana de Paros devant les fonds baptismaux du 6ième siècle !

L'après-midi même, je reprends le ferry pour Poros, encore 5,30h de navigation et un livre à classer dans les « lu » !

Inutile de vous dire que 11h de ferrie, + Athènes, plus mon intermède diplomatique, je suis mort !!

Vendredi donc : repos et prière.

Mais en me réveillant je découvre : un coup de vent, plein N, annoncé entre Eubée et Paros ! MA ROUTE !!! Et ce fichu Meltem qui se pointe déjà !

Le patron du cyber en face du port, reconverti en cafetier et amateur, pardon, employeur de charmantes jeunes serveuses anglaises me confirme. Je vérifie quand-même, nos intérêts ne sont pas les mêmes, surtout avec son bistro bien vide. Et les petites anglaises, cela coûte cher !
Mais il est sympa, il roule dans une vieille Fiat Cinquecento déglinguée que l'on croirait sortie tout droit du 'Grand Bleu'. Vu la bagnole, ce type ne peut qu'être sympa !

Je voulais absolument aller à Mykonos. Vous me connaissez, bars, boites de nuits et autres clubs sont tout à fait mon ordinaire ! :-(

Mais non, vous allez être déçus, c'est Delos que je visais, juste en face, et y passer une journée à rêver au milieu du sanctuaire d'Apollon, voila comment je prendrais bien mon pied. Surtout quand il y a si peu de touristes.

Mais bon, Mykonos/Delos est à 20 miles. Je risque d'y rester bloqué because le coup de vent, alors autant attendre ici. Et le port de Mykonos a une réputation exécrable ! Surtout avec du Meltem !

Et toujours la magie : 'tu as ta place dans le bassin, surtout ne bouges pas, tu es très bien là et quand le vent se sera calmé, tu y vas'.
Ok, je vais en profiter pour visiter Paros !




Et voilà pour quoi je vous écris de Paros, toujours et encore.


la Panagia Ekatondapiliana








Ruelles dans Paros

Je comptais descendre jusque Amorgos. Mais primo, mon AR à Athènes m'a fait perdre plusieurs jours et beaucoup trop de sous. Secundo, avec ce gros vent du nord, ce n'est pas le meilleur port car très mal abrité.

Je ferai Amorgos l'hiver prochain, car j'ai comme l'impression, qu'ici en hiver, c'est encore mille fois mieux !

Ah oui, ma famille a signé le fameux acte à 20h vendredi-soir, et à 18h arrivait le pli de DHL. Incroyable ! Six infarctus d'évités ! Du coup, mes frères et sœurs, sciés par ma performance, me trouvent à nouveau un type bien, malgré mes relents de SDF des mers, quelle révolution, je reviens de loin et cela change ma vie ! 

Dès que le vent se calme, je remonte donc rapidement vers le Nord, car le beau détroit d'Eubée m'attend, et mes beloved Sporades là-haut aussi !

Ne pas trop traîner dorénavant, le Meltem s'est déjà réveillé, et ce n'est pas vraiment l'idéal pour aller plein nord en Egée !
Le bonus du jour : les Cyclades au printemps !!




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6. Paros - Eubée - Sporades


Samedi, ça y est, j'ai lâché les amarres et en route pour... Andros direct.
Tant pis pour Siros et Delos - je reviendrai -, mais il faut que j'avance avant que ce Meltem ne s'établisse définitivement pour la saison.
Belle journée de navigation, vents parfois favorables, car j'arrive à Andros en fin d'après-midi à 17h. Encore un port à moitié vide, je lâche 35 m de chaîne pour me mettre cul au quai et aller visiter la petite ville de Gavrion.

Je ne dormirai qu'une nuit, la météo est toujours favorable pour monter droit vers Eubée ! Vaut mieux en profiter, et nous sommes le 23 mai, faut que j'avance.
Le soir, j'arrive dans la baie d'Almyropotamos. Un très beau mouillage, abrité du vent qui soufflait un peu dans le détroit. C'est même tellement abrité que ma chaîne tombe à pic en tas, et elle ne bougera pas jusqu'au lendemain matin !


Le lendemain matin, à 7h, Anak redémarre. Hélas, vent NW, mais permettant une navigation au près en zig-zag, quand il y a du vent ! Il y a surtout beaucoup de courant contraire, mais j'arrive à Khalkis à 15h ! Pas trop mal, mon vieil Anak !


J'arrive dans le goulot de Khalkis, encombré par de nombreux cargos.

Il y a une marina et des quais libre à l'entrée de la ville. J'y accoste. 


Je vais voir les coast-guards pour le passage du fameux pont.
Impressionnant ce pont ! L'eau passe dessous à près de 6 nds ! Et il faudra attendre le moment de la renverse du courant et cette courte période où le courant est presque nul pour passer le goulet du pont !

Je dois payer 18€ pour le passage, me mettre à quai et attendre le premier signal via la radio VHF vers 22,30h.


Effectivement, à 22,35H, les garde-côtes m'appellent et me disent d'aller me positionner en face du pont !

Quelques minutes plus tard, ils hurlent dans la VHF : «  - Anak, go ! full speed now ! »
Nous sommes 3 voiliers a être appelés ainsi, et c'est comme un départ de F1, pleins gaz on fonce, encore un peu on se coincerait tous les trois dans le passage du pont !
Au moment de passer dans le goulet du pont, je prends mon appareil photos et clic clic, car ce pont est impressionnant par son mécanisme. Ok, pas très raisonnable de prendre des photos en pleine manoeuvre!


Le pont avant le coucher du soleil..

Le pont le soir..
 
 Le pont ouvert, et la partie à tribord - sous la chaussée !!
Le pont entier descend d'un demi mètre, puis se divise en deux, chaque partie glissant de son côté sous la chaussée ! Je n'avais jamais rencontré un tel système ! Il faut dire aussi que ce mécanisme semble bien complexe et lent, ce qui ne réduit d'autant le laps de temps disponible pour passer ! !

Il fait noir, les lumières de la ville aveuglent et je vois les autres voiliers qui sont passés comme moi chercher une place le long du quai de la ville.
Aucune envie de faire pareil, la ville est bruyante, et demain-matin, je pourrais bien me retrouver avec un courant contraire très fort pour quitter le goulet de Khalkis.
Je décide de traverser le détroit et de me diriger de nuit vers un tout petit port indiqué sur la carte : Politika.
Le port est en face à 6 miles et j'arrive vers minuit. Je finis par repérer les feux du port au milieu des lumières de la côte. Je m'approche très doucement car je ne sais pas s'il y a assez de fond. J'allume mon gros phare halogène, et je découvre un magnifique quai, tout neuf, 3 m de fond, et pas un seul voilier en vue !
Génial ! Qu'est-ce que je vais bien dormir loin du bruit de la ville !
Et le lendemain, mieux encore, sur le quai, des robinets avec de l'eau gratuite !
J'en connais deux qui vont se dessaler, se laver et se rincer à fond ! Anak et moi !
Nos toilettes faites, je vais me balader. Partout au bord de l'eau, des tavernas très sympas sous les arbres.

Un pêcheur à la ligne grec m'explique qu'en juillet et août, c'est plein de touristes d'Athènes et environs qui viennent passer leurs vacances sur cette belle et immense île d'Eubée.
Ca, c'est moi dans quelques années ! :-(



C'est tellement sympa que je décide de rester une nuit de plus, faire le plein d'eau et me reposer un peu.


Merci au jeune grec inconnu qui m'a pris en photo !   

Le 27 mai, je quitte Politika pour aller jusque Limni. Belle navigation !


Limni, c'est une petite ville sur la rive d'Eubée, un port très étroit, tout en longueur, et aussi des

places tout en longueur au quai, car il n'y a que trois voiliers dans le port.




Le détroit d'Eubée est loin des hordes de locations, etc. Y circulent des voiliers comme Anak, désirant rejoindre le Nord de la Mer Egée ou le contraire, et habités par des voyageurs à long terme. Tout cela est bien sympa.

Le lendemain, en marche arrière pour sortir du port, tellement il est étroit, je quitte cette jolie petite ville pour filer cette fois d'une seule traite, si Eole et les courants du détroit veulent bien, vers le Sud du Pélion.
Que ce soit côté continent ou côté Eubée, les côtes sont magnifiques et ce détroit est une bien belle navigation.
A un moment, je fais la course avec un...

Canadair ! Effectivement, deux Canadairs font des essais de larguage d'eau sur Eubée en prévision des incendies d'été, et ils viennent se charger en eau pas loin d' Anak !

Imaginez qu'Anak soit avalé lors de la manoeuvre, je me retrouverais comme Jonas, non dans le ventre d'une baleine, mais d'un Canadair ! On fait la course...
Bon, évidemment, c'est lui qui gagne.

Arrivé au nord le détroit tourne vers tribord (ou à droite, pour les nuls comme j'ai été, et petit truc : babord et Tribord, dans Tribord il y a un T comme dans droiTe ! Ca y est, vous pouvez jouer au vieux loup de mer !) pour s'ouvrir face à la mer Egée avec au nord le golfe de Volos ! Les courants sont très forts et il y a des remous et des tourbillons. Mais rien à voir avec ceux aperçus un jour dans le détroit de Messine !




A 18h, je suis au Sud de la boucle du Pélion : Kriteri et je rentre dans le trop joli petit port de Kiriaki ! Quelle belle navigation et ô combien rapide. Merci les courants favorables qui poussaient Anak. J'étais déjà venu à Kiriaki en voiture, rien n'a changé, pas même l'endroit où j'avais stationné le soir au bord de l'eau pour dormir dans mon break Tourneo.

Je m'amarre le long d'un quai, pas un voilier de visible dans ce petit port. Il y a un fort clapot et Anak remue pas mal, mais qu'importe, je suis au sud du Pélion !!!

Arrive un garde-côte tout gentil qui me conseille de placer Anak devant un bistro juste à côté, car j'aurai moins de clapot et si un ferry passe en mer, sa vague d'étrave secouera moins Anak. Vrai que ce port est complètement ouvert au Sud !
Et passent tous les ferries venant de Volos ou Agios Constantinos (dans le détroit d'Eubée) et qui rejoignent les Sporades !
Pas besoin de mettre le moteur en route, je recule Anak avec les amarres et me voila en face du bistro ! J'ai juste a claquer des  doigts et mon tsipouro est servi à bord ! 
Non, non, je m'empresse d'aller en boire un dans ce petit boui boui bien sympa et ensuite je vais me promener dans ce si beau village où j'étais déjà venu par voie de terre.





Il y a un petit chantier naval à l'ancienne, où on tire les bateaux hors de l'eau sur des poutres suifées !


L'endroit est magique et annonciateur de tout ce que je vais découvrir dans cette belle région de Grèce que j'adore.

A 8,15 h, le lendemain matin, je pars pour Skiathos. Skiathos, c'est l'île qui a concentré tout le tourisme de masse des Sporades sur ses quelques kms carrés. Qu'ils y restent ! Le port n'est pas très sympa, envahi par les sociétés de location qui y font la loi, et les avions charters n'arrêtent pas leur ballet en rasant presque le haut des mâts, car la piste d'atterrissage démarre juste à côté du port ! La nuit, des boites de nuits hurlent leurs décibels dans le port jusque 6 h du matin !

Ciao, Kiriaki !
Bonjour Skiathos ! Quelques photos du vieux Skiathos quand-même !



Mais j'en profiterai pour prendre du gasoil, et filer le lendemain matin vers Skopelos.
Skopelos, un joyau d'île, un rêve que je réalise enfin : m'y rendre cette fois par mer et découvrir ainsi ses si belles côtes verdoyantes.
Tout cela fera l'objet d'un nouvel article, Skopelos, Alonnisos, Pelagonisi, etc, les mouillages fabuleux, etc. Je vais vous faire baver !

 

 

 

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L'île de Skopelos

L’île de Skopelos s’appelait 2000 ans av. J.-C. PEPÁRITHOS.

C'est un véritable verger au milieu des flots.
J'avais découvert Skopelos en 1972, lors d'un voyage en Grèce avec ma compagne du moment. On était resté plus d'un mois sur la plage de Stafylos, à l'époque quasi innaccessible et sauvage. Une source d'eau douce coulait sur la plage et j'ai pu louer à un moment une magnifique maison de pêcheurs les pieds dans l'eau.
Amours passionnés et souvenirs de jeunesse, un ange passe nommé Kira...

Skopelos :
Aux alentours de 1600 ans av. J.-C., les Crétois envahirent l’île, menés par le mythique prince Stafylos et son frère Peparithos. Stafilos, selon la mythologie, était le fils du dieu Dionysos et de Ariane, fille du Roi Minos de Crète.) Ils construirent 3 cités sur l’île : Stafilos (aujourd’hui le lieu-dit Stafilos), Peparithos (aujourd’hui Skopelos) et Knossa qui, avec le temps s’est appelée Glossa.
Divisant en deux parties les magnifiques plages sauvages de Stafylos, la presqu’île portant le même nom aurait été un tombeau royal où aurait été enterré Stafylos. Lors de fouilles, on a trouvé dans la tombe une poignée d’épée en or, des bijoux, etc. Ces objets sont visibles au Musée national d’Athènes.
Il y a 360 églises et chapelles sur l’île dont 123 rien que dans le village de Skopelos ! Il y a aussi plein de monastères dont Metamorfossi qui est un ravissant petit monastère datant du 16ième siècle (voir photos).
Le village de Skopelos est bâti à flanc de coteau et les ruelles sont un agréable dédale de maisonnettes avec leurs terrasses en bois et leurs toits de lauzes. Par ci par là, des petites chapelles ou des petites places sont ombragées par des platanes ou cyprès.
C’est aussi le port principal de l’île, mais par vent de Meltem violant, les ferries accostent dans le petit port au Sud-ouest de l’île : Agnondas.
Au nord de l’île, Glossa est restée très authentique avec ses maisons blanches aux jolies terrasses en bois et son lacis de ruelles ombragées. Au bas de Glossa, au bord de l’eau, il y a le joli petit port de Loutraki et ses nombreux petits restaurants.


L'île de Skopelos en photos :
Voyez l'album photos du village tout en escaliers de Skopelos en cliquant ici. 

Les premiers jours d'Anak à Skopelos.

 
 Au loin : Alonnisos


 Mouillage
Photos du village de Skopelos :

Voyez l'album photos du village tout en escaliers de Skopelos en cliquant ici. 



Un mariage à Skopelos


 Mouillage


Entrée du petit port d'Agnondas

La maison de mes rêves à Panormos
 Loutraki

Le port et le village de Skopelos.
 Panormos
 Anak à Agnondas
Forêts dans la montagne à Skopelos






Le monastère Metamorfoseos (16ième)





Loutraki

Panormos
 Criques près de Stafylos

Plage de Stafylos
 

Biques à Stafylos

 

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Alonnisos - Pelagonisi

Découverte d'Alonnisos, appelée Ilkos dans l'Antiquité, île verte et magnifique.

 

Alonnisos est classée parc marin protégé. Idem pour les petites îles plus au nord nord. Le petit port de Patitiri est agréable, tout simple et plein de fleurs.

Il est vraiment petit, et ce n'est pas évident d'y trouver une place, encore moins de manœuvrer entre les ferries qui entrent et sortent et le quai vers lequel il faut reculer.

Devant Anak, un bistro, oh, moins typique et sympa que celui de Kiriaki, mais bienvenu quand-même..., comme trahit l'emplacement de l'objectif...



J'y passerai la nuit, c'est gratuit, mais par contre, ni eau ni électricité. Il y aurait un robinet du côté des ferries, mais il faudrait une sacrée longueur de tuyau !

Le lendemain matin, je vais longer durant quelques heures cette belle côte aux couleurs changeantes, abris ou mouillages, petits ports, falaises ocres sur lesquelles se perchent parfois des maisons qui s'intègrent bien dans le paysage. C'est suffisamment rare pour qu'on le remarque.





Ensuite, il y a le passage entre Alonnisos et l'île de Peristéra pour enfin apercevoir l'île de Pelagonisi.



Pelagonisi, habitée par deux bergers, un pope et son petit monastère, des centaines de biques, un taureau - noir svp. -  et quelques vaches. On s'y croirait au bout du monde, tellement c'est calme, et beau.


Je jette l'ancre dans la baie d'Ormos Kira Panayia,

En face d'une jolie petite plage.

Un petit caique livre la paille aux bergers.
C'est un peu flou, mais je vous jure qu'il y a une bique sur la plage !

Il parait qu'il y a plein d'épaves byzantines autour de l'île.

Cette île est aussi connue parce que l'un des rares habitats du phoque-moine de Méditerranée (Monarchus monarchus pour les nuls comme moi et merci le dico).

Je n'en verrai pas, ni le taureau noir..

Au nord de l'île, il y a une autre baie : Ormos Planitis. C'est une baie complètement fermée et le passage pour y aller fait 82 m de large. Par coup de Meltem, il n'est pas toujours évident d'en resortir !

C'est le lieu de retraite préféré de mes grands amis Thierry et Françoise de Troll. C'est d'ailleurs curieux, chaque fois que l'on cohabite qques jours ensemble dans un port, ils ont ensuite besoin d'aller souffler et se retirer à Planitis !?

J'irai y jeter l'ancre lors d'un prochain AR dans ce coin.

En tout cas, ce soir, c'est dodo dans un silence total et magique.

Le lendemain matin, il fait soleil tout plein, petite brise du nord - vent dominant de l'été, et qui est bien rafraîchissant.
Dans les Cyclades et toute la Mer Egée, c'est pourtant le Meltem, jusque force 7, pour l'instant et selon les avis météo. Hier, rien de tout cela n'était prévu!

Les Sporades sont un rien plus protégées, situées plus à l'ouest, le Meltem y est un peu plus discret.

Je découvre donc ce coup de vent surprise en quittant mon mouillage de rêve bien abrité. 
Mais peut-être pas si surprenant que cela, vu les nuages qui s'accumulaient la nuit - mais qui ne m'ont pas empêché de dormir, l'ancre étant bien enfouie. J'avais, à la nage, suivi ma chaîne, et la marque jaune des dix premiers mètres était déjà enfouie sous le sable, plongeant vers l'ancre qui devait être enfouie à au moins 50 cm.

J'avais mis marche arrière toute, la chaîne s'était tendue, l'ancre ayant bien crochée. Anak ne bougerait pas d'un iota.
Quand cela est fait, je mets en général l'alarme mouillage GPS. Progrès immense pour un sommeil plus rassurant. Au moment de lâcher l'ancre, on pousse sur un bouton qui rentre en mémoire (Homme à la mer) la longitude et latitude de la position de l'ancre. Et si j'écris : 'au moment de lâcher l'ancre, on pousse sur le bouton homme à la mer', c'est pour rappeler l'erreur tant de fois vue d'une alarme de mouillage Gps réglée sur la longitude et latitude du bateau lui-même qui, avec ses 40 ml de chaîne, se trouve donc à 40 m de l'ancre ! Cela change complètement le calcul de circonférence d'alarme si l'ancre chasse ou si le vent tourne.

C'était mon quart-d'heure marin d'eau douce un peu moins nul que d'habitude.

Le matin, quand on quitte le mouillage, et qu'on oublie que l'alarme est mise, je vous jure que les hurlements inattendus de ce bip bip valent au moins 3 kawas, tant ça réveille !

Donc, vu le ciel au réveil, vu le Navtex qui annonçait de très gros orages dans le Thermaikos Kolpos un rien plus haut vers Salonique, les relents de gros Meltem plus à l'est, en ne déployant que le génois, Anak a fait des pointes de 7 nds impressionnantes au milieu des vagues.
Un plaisir quand on est à l'abri comme sur Anak, bien moins drôle sur un voilier ouvert à tous vents et embruns, sauf pour les masos voileux qui aiment transpirer dans leurs cirés par 30° dehors.



Cela m'a propulsé vitesse grand V vers Skopelos.
Au passage, j'ai vu que Patitiri, le joli petit port fleuri sans fioritures ni marchands du temple et de bijoux made in India n'était pas un abri de tout repos quand le vent souffle du nord. A noter donc. D'ailleurs, mon quai est vide !!

Curieux grecs, entourés de toutes parts de mer, mais ayant souvent les ports les plus absurdement mal protégés de toute la Méditerranée.

Skopelos est calme, agréable, peu de touristes, ce qui ne fait pas rire ceux qui en vivent. Ils espèrent un sursaut en juillet et août, ce qui m'inquiète pour d'autres raisons très égoïstes.., peur de voir mon paradis envahit par les locations.

Mais la clientèle des locations est différente de celle louant des voiliers à Egine ou dans les Cyclades. La preuve, je n'ai pas encore vu un seul voilier faire du spaghetti avec la chaîne d'un autre bateau, alors que plus au Sud, ce n'est que cela dans chaque port. Mais cela pourrait donc encore changer. Gare à Juillet !

Dans les mouillages, comme Panormos, arrivent d'autres bateaux, mais le soir, silence et discrétion ! Les gens sont surtout là pour apprécier le calme des si belles Sporades, et non pas pour rentrer chez eux et crier sur tous les toits : - regardez comme j'ai bronzé et j'ai vu Mykonos et les boites de nuit de Santorin !

Hier-soir, deux étudiants grecs sur une location se sont installés sur le quai avec leurs guitares. Du coup le blues a transformé quelques mètres carrés de quai, la qualité de jeu des musiciens était incroyable. Cela a inspiré deux anglais d'une autre location, l'un avec sa guitare et l'autre avec des tablas. En découlait une série de blues magnifiques, le joueur de tabla ayant le bon goût de jouer on ne peut plus discrètement.
Bavardant avec l'un ou l'autre, pas de secret, tous sortent d'une école de musique ou conservatoire, leur permettant ces improvisations très synchro. Surtout quand un des grecs a attaqué quelques rébéticos magnifiques, et que l'un des jeunes anglais est allé cherché un autre instrument... une cornemuse ! Ce qui m'a appris qu'avec cet instrument et une sorte de chapeau pour assourdir le son, on peut accompagner le blues d'une façon inattendue et même du rébético !

Bref, quai musical bien sympa et tout simple avant que tout le monde réintègre sa couchette. Grecs et anglais accompagnés de leurs muses, moi n'ayant comme compagne que mes rêves.

Et voilà, dites-moi de rester le plus longtemps possible dans cette région, mon boui boui préféré me permet de survivre, l'hellenico y est à un euro, le frappé à un soixante dix, le bistro chicos d'à côté l'affiche à trois !

Et on est bien ici, hein dis, Anak ?

 

 

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3. Escales au paradis, Elios - Klima

A quelques miles au sud du port de Loutraki, dans le nord-ouest de l'île de Skopelos, il y a un petit village au bord de l'eau : Elios - Klima. Son port, ses plages et le village ont été créés après le tremblement de terre de 1965 qui avait détruit le village de Klima plus haut dans la montagne.

Dans le Guide Imray, dont on ne discutera plus l'absence totale de mises à jour, malgré des couvertures : 'dernière édition' qui ne sont que baratin commercial : Petit port avec étroit chenal d'accès au bassin : attention, les fonds dans le chenal (autour de 2 m) et dans le bassin (1,5 à 2 m) sont irréguliers : le port est pratiquement plein de bateaux locaux et il faut être chanceux pour y trouver de la place.

En réalité, devrait être écrit : petit port avec un grand quai, électricité et eau, bon abri en cas de Meltem : profondeur partout sauf le petit bassin où se trouvent les bateaux de pêcheurs : 3 à 3,50 m. Le port est peu fréquenté et vu le nombre de places disponibles, on y trouve toujours de la place.

- J'en profite d'ailleurs pour conseiller, à ceux qui naviguent dans les eaux grecques et qui comprennent un peu l'anglais de se procurer les guides nautiques Eagle Ray : « Greece, Sea Guide », 3 volumes selon l'endroit où on navigue : http://www.road.gr/road_en/maps_xenoi/x_maps.asp?id=2947
Il n'y a pas d'équivalent pour naviguer en Grèce ! Mille fois mieux et plus sérieux que les Imray !

Ce port a été entièrement réaménagé, les jetées prolongées et équipées, ce depuis de nombreuses années. Bien abrité des vents du nord, il l'est moins du sud et parfois de fortes rafales viennent de terre. Il faut donc bien s'assurer de la bonne tenue de son ancre.


Il en résulte que l'on voit des voiliers approcher, et repartir parce qu'ils ont l'Imray à bord...

Pourtant, l'endroit est paradisiaque, et, en réalité, je ne devrais pas le dévoiler ! Mais ne sommes-nous pas nombreux à aimer partager des endroits sympathiques ?

Ce sont mes amis du voilier Troll, Françoise et Thierry, et Thalio of course, qui m'ont dévoilé cet endroit magique. Ils en parlent aussi dans leur magnifique site qui est un bol de bonne humeur à chaque lecture.               

Je suis donc allé à Elios pour voir si Thierry et Françoise n'exagéraient pas.

Et je découvre un cadre magnifique, collines et montagnes verdoyantes, un village presque caché dans la verdure où les bougainvillées et bignones omniprésentes habillent les maisons et les jardins et débordent partout dans les ruelles.

Hélas, au moment où je publie sur mon site cet article, tout près d'ici, à Panormos, un incendie a éclaté. On voit la fumée et la lueur des flammes dans le ciel la nuit. Depuis 48h, c'est un ballet incessant de Canadairs ou hélicoptères. Aux dernières nouvelles, le feu semble être sous contrôle.
Dans le port, un voilier français, et Troll !

C'est tout ! Les deux bateaux sont amarrés le long du quai, tant il y a de la place.

Je m'amarre devant le voilier français et je découvre cet endroit qui va devenir un peu ma base entre mes navigations dans les Sporades 

Et puis il y a l'eau et l'électricité gratuites !

Après avoir salué mes amis trolliens qui ne m'avaient pas entendus arriver (je les soupçonne d'avoir adopté le rythme sieste grecque, qui comme les repas, ici, se font souvent, et à n'importe quelle heure), je vais visiter le village.

Il y a de tout ; deux petits super-marchés, deux bouchers, trois boulangers.

Et tout le monde est charmant, ce ne sont que bonjours et sourires !



Il y a aussi quelques bistros sympas, et des restaurants grecs tout simples.
Et tous les soirs, un magnifique coucher de soleil.

Dans le port même, il y a deux restaurants et un bistro, un peu plus chicos, mais les prix de ces restaurants sont moins élevés que ceux de Skopelos. Je m'installe donc, l'endroit est extrêmement agréable.

Thierry et Françoise de Troll partent dans quelques jours pour Skiathos, ce qui fait bondir de joie Thierry....: c'est vraiment l´horreur, les avions qui rasent les mâts pour atterir et boites de nuit qui hurlent toute la nuit.

Mais ils vont chercher une nièce et son petit ami, repassent par Elios puis partent vers Pelagonisi pour revenir dans 8 jours.

Effectivement, 8 jours plus tard, on se retrouve tous à Elios.
Entre-temps, j'ai passé une semaine d'été seul dans le port ! Absolument incroyable.


Il y a un bus qui, plusieurs fois par jour, relie Elios à Skopelos, ou Elios à Glossa, autre magnifique et sympathique village, à quelques kilomètres, dans la montagne.
Voir l'album photos du village de Glossa en cliquant ici,
Glossa est un village qui surplombe le petit port de Loutraki. Toutes les maisons ont des balcons en bois avec une vue magnifique sur les ìles aux alentours dont Skiathos, et plus loin Eubée et le continent. Au centre du village, un petit bistro-resto, tables sous les tilleuls avec vue sur la mer. On peut y manger et boire pour pas cher : une limonade et une Mythos (bière grecque), puis une assiette de tzatziki, du pain, deux grands verres de vin blanc qui accompagnent deux grandes assiettes pleines de viande d'agneau rôtie et frites. Et la viande est rôtie sur ce grill, cela ne vous donne pas envie ? A deux, le tout pour 24 Euros ! À ce prix, vous pouvez m'inviter :-)

Autre chose magique. Juste derrière la jetée, il y a une immense plage, peu fréquentée si ce n'est par des familles grecques de l'île, et comme c'est à 20 m d'Anak, je ne me lasse pas d'aller faire des plongeons. Et il y a même une douche sur la plage.

La saison avance, et peu à peu le port voit arriver des bateaux de Volos ou de Thessalonique avec des familles grecques très sympas à bord. De grands bonjours, car nous sommes au nord d'Athènes et les gens sont extrêmement aimables et conviviaux dans le nord de la Grèce.
Dans les Sporades, il ne fait jamais chaud comme dans les Cyclades : les nuits restent assez fraîches et agréables, je vous le disais : Elios, une petite escale au paradis !
La vie est cool à Elios, l'invitation chez le voisin grec, qui après quelques ouzos (je préfère rester dans le vague en écrivant '..quelques...'), se termine par un repas complet obligé.

Quand j'aide un grec à accoster avec son bateau, que ce soit un skipper en voilier avec ses clients, ou un grec en vadrouille sur son petit bateau à moteur, je reçois de l'un une bouteille d'ouzo, d'un autre des bocaux d'olives confites au miel de Skopelos (mmmm), etc.
Un jour, nous aidons, Thierry et moi toute une famille grecque à accoster avec leur gros caïque grec réaménagé en bateau à vivre. Il leur manque un raccord électrique pour se brancher sur une borne. J'en prête un.

Quelques minutes plus tard, le Grec arrive avec moults bocaux d'olives, etc., 'cadeau' ! Ce matin, mon voisin m'a donné des calmars qu'il avait pêché en mer la nuit dernière. Je les ai aussitôt nettoyés et cela va faire une bonne poêlée ce soir.

Hier, une charmante dame m'a apporté sur Anak un sac plein de prunes et citrons, 'du jardin de la maison de ma mère qui vît tout près d'ici'. J'avais aidé son mari à trouver une panne électrique sur son bateau.
Gentil, non ?

Le temps passe, toujours trop vite. Giorgio m'envoie un courriel en remerciement des bons moments passés à Elios et m'invite chez lui à Athènes.
On est à la fin du mois, et je prépare la suite. Lessives, derniers bricolages, laver les housses de voiles ayant protégé les voiles des ardeurs du soleil égéen. Ranger et laver l'annexe. Vérifier les niveaux, l'état des batteries qui sur Anak accusent un peu leurs cinq années de fidèles services. Sortir de nouvelles amarres pour les quais à accoster tout seul.
A l'intérieur, tout doit être remis en place pour que rien ne vole au travers de l'habitacle durant les centaines de miles que je vais parcourir à vagabonder à nouveau avant l'hiver.
Sur Troll comme sur Anak, on ressort les cartes, les guides, on discute, on trace des routes selon les vents dominants et les courants. Et on compare, même si nos routes sont différentes, la Grèce n'est pas grande et nous savons que nous nous retrouverons.
On sait déjà qu'au gré des sites et ports il y aura des variantes et des arrêts non prévus, c'est toute notre richesse.

Ce qui importe désormais, c'est de se diriger peu à peu vers un endroit où on pourra, en novembre, jeter les amarres, bien à l'abri des coups de vents hivernaux

Le prochain article racontera septembre, la descente vers le Golfe Saronique, où en octobre, je vais peut-être retrouver ma fille, Nora, et Franck. Petite Lou, elle, ce serait alors pour l’année prochaine.

Coucher de soleil vu depuis Anak 

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Les vagabondages méditerranéens du voilier Anak

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Que sont devenus Les ex-moussaillons 'Anak ?

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