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Les vagabondages méditerranéens du voilier Anak

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2010 - 19  - Aout  De Molivos à Loutra par la côte Est

 13 août 2010.

Michèle a quitté Anak et Lesvos. Une navigation via l'ouest, Plomary, Sigri, Molivos.. Séjour au port magnifique de Molivos, locations de voitures, cette période fut un régal absolu et en reste plein de photos :

Voir l'album photos de Molivos.  Lesbos-de-Loutra-a-Plomary  - Lesbos-de-Plomary-a-Sigri - Lesbos-de-Sigri-a-Petri - Lesbos-Molivos-Aout-2010

 01-Mayeros

 

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Cela sent déjà la fin de l’été en Grèce. Les ports sont vides, moins de touristes, et absence étonnante de voiliers. Ces derniers jours, ce furent surtout quelques voiliers turcs qui fréquentaient Molivos.

Intéressant : le différent politique entre la Grèce et la Turquie ne semble pas fort concerner la population. Les turcs sont des gens absolument charmants et on les voit de suite discuter et boire un coup avec les grecs.  

Cela fait 18 jours que je suis à Molivos. On ne s’en lasse pas. En scooter ou en voiture, j’ai pu découvrir la beauté du nord de l’île. Je ne suis pas près d'oublier Molivos.

 Voir l’album photos de Molivos.

Mais là, il faut que je bouge. J’ai un avion de réservé pour un AR en France, et je dois trouver mi-octobre un endroit où je pourrai laisser le bateau seul, sans risques, et bien abrité des vents dominants.

Je profite donc de cette première escale pour recommencer à écrire des petits récits, celui-ci sera mini-mini, il faut que je me rôde après un été bien paresseux !

Deux routes possibles pour rejoindre le Golfe Saronique ou peut-être Eubée avant cet AR en France, retrouver Michèle et pour voir petite Léna, Lou, Oscar et ceux qui me sont proches.

Par le nord, retour vers Limnos et quelques variantes avant de rejoindre les Sporades, puis le détroit d’Eubée. Mais j’aurai pas mal de vents contraires au début et la route est longue.

Par le Sud, Chios et îles environnantes, Samos, Andros, les beaux golfes Saronique et Argolique, qui en septembre commencent à se vider de leurs flottes de charters. Et si certaines visites à bord d'Anak se confirment, il sera très facile de me rejoindre dans le Saronique via le Pirée. L'année dernière, Nora et Franck m'avaient rejoints à cette période. (voir Nora ou une sirène dans le Saronique)

A la mi-octobre, Anak doit être en sécurité. J’ai donc le temps, mais comme je suis très doué pour traîner dès qu’un endroit me plaît….

J’aime alors savourer les lieux, l’ambiance, les contacts avec les gens du cru. Ce n’est pas demain que l’on me verra voler d’île en île sans profiter de cela !

Ce matin, Anak quitte donc Molivos pour rejoindre la si jolie baie de Loutra (voir article sur Loutra) dans le Sud, cette fois à nouveau par la côte Est.

J'ai l'estomac noué, ce départ pour le Sud n'est pas facile. Je laisse à Molivos des amis grecs et pleins de beaux souvenirs.

01-Ciao-magnifique-MolivosJe contourne Molivos, toujours aussi belle vue de la mer, pour passer devant la plage isolée d’Ephtalou, sa petite taverna avec chambres d'hôtes les pieds dans l'eau et ses kms de plages complètements sauvages.

Je reconnais au loin la belle petite taverna au bord de la piste où j’avais mangé en compagnie de Michèle, et la plage sous les arbres au bord de l’eau où on s’était arrêté pour bavarder, ce qui c'est terminé par une heure de sommeil profond et un réveil au milieu des cris de deux familles grecques et leurs enfants ! :-) (album photos Molivos)104 Taverna bord de piste 

112 Taverna Sykaminias 

Plus loin, c’est le petit port de Sikaminias, sa jolie taverna avec son perroquet, et le village plus haut dans la montagne.

03 Sikaminias

(cliquez sur les photos pour les agrandir dans une fenêtre séparée)

Le premier cap : Korakas, et quelques milles plus loin, le Cap Akrotiri. 

     06 Cap-Akrotiri 

A Akrotiri, apparaissent des îles Nes Tomaria et je passe dangereusement entre deux îles, laissant à ma droite celle de Barbalias. Il y a un haut fond entre les deux, un petit passage, et je passe, génois grand déployé pour réaliser après qu’à quelques mêtres près, Anak aurait bien pu flirter avec les rochers sous l’eau. Pas très malin. Surtout quand on part un vendredi 13. Je dois me ressaisir au lieu de défier les dictons marins ! 

La météo avait annoncé un bon petit vent du Nord, et comme toujours en Méditerranée, il vire au Sud ! Droit dans le pif !

Mais j’ai le courant pour moi, Anak passe rapidement devant le Kastro de Mytilène.

09 Le-Kastro-de-MythileneJe m’approche du port pour voir le nombre de mâts dans la marina. Zéro !!! Cela confirme ce qui se raconte. Depuis qu’elle est payante, plus personne n’y mets les pieds. Il faut dire que le service est nul, 24€ pour un 12m, ou pour Anak : 504€ pour un mois de stationnement !

Tout le monde va dans le port commercial où un quai est dédié aux voiliers de passage. Ceux qui veulent rester contournent le Sud-Est de Lesbos pour aller à Loutra. Là le bateau est en sécurité. C’est gratuit, et il y a 4 à 5 bus par jour pour Mytilène, à moins d'une heure de route !

Un bruit circule comme quoi l’Europe exige le remboursement des sommes folles investies dans des marinas partout en Grèce (souvent situées ou construites en dépit du bon sens, puis abandonnées une fois certaines poches bien remplies) et que c’est pour cela que les prix sont si élevés. Que croire ? En tout cas, mauvais calcul, la marina est vide !

Je contourne aussi le Sud-Est de Lesbos pour rejoindre l’entrée du Golfe de Géra, passer devant le joli petit port de Pyrgi, hélas, trop peu profond pour nos quillards, et jeter l’ancre à Loutra.

10 Pyrgi-entrée-Golfe-Gera

(cliquez sur les photos pour les agrandir dans une fenêtre séparée)

Loutra ! Troisième édition ! L'annexe de suite à l'eau pour un petit heleniko, malgré l'heure avancée dans l'après-midi! Et accueils chaleureux à la taverna du patron et sa fille ! Mon heleniko m’est offert, et ce soir je m’offre un souvlaki chez eux. Trop chaud pour cuisiner à bord. (la belle excuse !)

Anak à Loutra, avec ses tauds et cheminée d'air, car il fait très chaud :

11 Anak-pour-la-3me-x-a-LoutraA Loutra, un voilier allemand est mouillé, seul autre bateau dans la baie. Je les avais déjà rencontrés à Limnos. Très sympas, ils viennent me dire bonjour à bord. Je sortais juste d’une bonne baignade pour me rafraichir ! Et ils réussissent à me prendre en photo au moment où je me sèche !

12-sortie-baignade

Nous prenons le temps de transférer la photo sur mon PC et de boire un petit Ouzo. Ils sont originaires de la jolie ville universitaire d'Heidelberg. Ils repartent demain-matin tôt. Je resterai donc seul à Loutra.

L’eau dans la baie est presque trop tiède pour rafraîchir efficacement. C’est finalement ma douche à l'eau douce qui sera la plus rafraichissante !

Je ne vais pas rester longtemps à Loutra. Mais le 15 août est une fête religieuse importante en Grèce. Je préfère éviter les ports ce WE. Et pas le moral cette fois pour un mouillage isolé et prolongé de marinero solo. Je vais rejoindre mardi ou mercredi le beau petit port de Plomary où j’avais retrouvé mon ami Wulf, et lors du passage suivant : le Festival de l’Ouzo – gratuit ! Que de souvenirs. (voir l'album Molivos Août 2010) 

De là traverser, droit vers le Sud pour rejoindre Chios, et ensuite les premières îles du Dodécanèse.

A bientôt pour la suite, probablement depuis Chios ou Oinousa.

(cliquez sur les photos pour les agrandir dans une fenêtre séparée)

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20 - Août 2010 - Oinousa, l'île aux deux facettes.

 

Ce mercredi 25 août, je quitte Plomary au Sud de Lesbos. Je reviendrai à Lesbos !

Direction : Plein Sud : Chios et la petite île voisine d’Oinousa.

La météo annonce du vent du Nord, force 4 à 5, et pour demain, un bon petit Meltem force 7. Il vaut donc mieux arriver à temps et surtout me mettre à l’abri.

CHIOS---Oinousa-copie.jpgEvidemment, qui croit à la météo ? Les premières heures, le vent est du Sud – sacrée Méditerranée – et en début d’après-midi, à 10 miles de Chios, il vire enfin au Nord.

Seul hic, il vire au Nord et semble pressé d’en découdre, c’est le Meltem force 7 annoncé pour demain qui tombe à bras raccourcis sur Anak.

C’est sportif, la mer est hachée, pas trop désagréable, la houle a peut-être du mal à se former entre toutes ces îles et la côte turque très proche.

Le génois, de moitié enroulé, tient le coup tangonné, la grand-voile a pris deux riz, l’artimon est rentré.

Et voilà Anak propulsé vers le chenal qui sépare Chios d’Oinousa. Pour une fois que je fais des économies de gasoil !

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A gauche, Oinousa, à droite, Chios.. C’est très beau.

Et évidemment, avec ce vent je vois très vite au loin, sur la gauche, le village de Mandraki.

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(cliquez sur les photos pour les agrandir dans une fenêtre séparée)

Son petit port est protégé par trois ilots. Sur celui du nord on peut voir un monastère et sur celui du sud, une chapelle.. Les guides nautiques disent que c’est un abri idéal par tous vents.

Je contourne l’ile la plus au Sud ; Nisis Mandraki et me voila soudain propulsé en Scandinavie !

On a volé la petite sirène ‘den lille havfrue’ à l’entrée du port de Copenhague…, et je la retrouve ici à l’entrée du port de Mandraki ! Non, c’est tout simplement une des nombreuses curiosités, parfois un peu mégalos, que je vais rencontrer dans ce curieux petit port de Mandraki.

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Je contourne donc notre sirène Oinousaienne et je découvre l’entrée du port. Port protégé ? Je puis vous assurer que par Meltem, cela souffle sec dans le port et je me demande comment je vais faire pour trouver une place, et surtout amarrer mon gros Anak tout seul. Pas un chat pour m’aider sur les quais désertés par ce vent violent.

Finalement, c’est la jetée sud à l’entrée qui me semble la plus intéressante. Il y a un ferry au départ de la jetée, puis rien, si ce n’est de gros boudins en caoutchouc noir au raz de l’eau.

Pas vraiment l’idéal, mais tout au bout, vers l’entrée : pas de boudins. Les autres quais sont tous pleins, une dizaines de ‘taxis’ ou navettes Chios – Oinousa, un plus petit ferry, encore un quai plus loin avec un catamaran et des petites vedettes, une place à côté, mais si je me loupe avec ce vent, bonjour les dégâts ! Au fond, des gros yachts alignés.

20Ce n’est certainement pas là-bas que je vais chercher une place !

Donc, jetée sud. Avec ce fort vent du nord, je serai poussé vers le quai, le tout est d’arriver doucement, et de préparer mes deux pneus de bagnole à tribord pour ne pas abîmer le bateau. Si je suis trop éloigné du quai, en présentant le flanc d’Anak au vent, cela va me pousser très très violemment contre le quai.

Je ressors du port, reviens doucement contre le vent, je frôle en virant, c’est le moment le plus dangereux avec ce Meltem, l’angle de la jetée et si je calcule bien, si à un mètre de l’angle, celui-ci dépassé, le vent va me pousser de suite contre le quai. Mais étant déjà tout près, cela va se faire en douceur.

Et ça marche, comme une fleur, ah, le marin d’eau douce et de pacotille, quand la chance m’accompagne !

Mandraki-copie.jpgPas besoin d’amarres, Anak s’est collé au quai, les pneus s’écrasent, tant le vent est fort ! Cela hurle dans les haubans. Je règle bien mes pneus et pour les bouger, je dois pousser comme un fou pour arriver à décoller un peu Anak du quai. Je l'approche au maximum du ferry à quai et du début des boudins caoutchouc dans l'eau. Les pneus frottent sur le quai et freinent, même moteur à fond! Une amarre devant, une derrière, youppie, je suis safe à Mandraki.

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Ouf, je puis souffler, car vous n’avez pas idée du stress quand un vent vous pousse à force 7 ! Une erreur, et je ne vous dit pas la casse !

Je regarde autour de moi.. Côté chenal, les 3 îles, c’est magnifique. Côté ville, bof, j’avoue être déçu.

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De loin, architecturalement, c’est nul, des grosses maisons de rupins dont les trois-quarts sont en ruines. Une taverna moderne sur le port avec terrasse aquarium plastique. Pas un chat, et au loin, ces gros yachts qui font tâche dans le paysage.

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Et cela se voit ! Enfin, ce qui reste de l’époque où ces messieurs fréquentaient assidument leur île natale. Aujourd’hui, ils habitent Athènes, New-York, Paris.. et leurs enfants préfèrent Egine, St Trop ou Marbella plutôt que cette île perdue!

Il en reste quelques-uns, revenu pour une retraite dorée et paisible. Ils se baladent alors avec chauffeur en voiturette électrique pour terrain de golf (il n’y a pas de golf ici, mais ça fait chic et du boulot pour le jeune chauffeur).

23Ils ont leur barque privée au port (d’où les yachts) et leur grosse villa sur l’île. Leurs ‘copains armateurs’, Rolex au poignet comme Sarko, viennent faire un tour le 15 août, jour de la fête de l’île d’Oinousa. Le port est plein alors, que des méga-yachts !

Il paraît qu’il vaut mieux ne pas mettre les pieds ici ce jour-là. Pas de place, et on vous envoie balader, on est entre gens de la jet-set.

Tout cela me fait un rien déprimer. Ce port avec une architecture plutôt moche, un fief pour riches, cela avec du Meltem, l’adios à Lesbos, mais qu’est-ce que je suis venu faire ici ?

Bon, courage le flamand, va d'abord faire un petit tour dans le port.

Pfff, à peine mégalos les mecs, il y a des statues de nos grands armateurs partout dans le port ! Un petit aperçu ? Heureusement qu’il y a UNE femme au milieu de tout cela ! Et la plupart des mecs ont une main en poche. Donc même les milliardaires ont besoin de se gratter...

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Bon, pas vraiment mon truc, je rentre boire un kawa sur Anak.

Pourtant, des copains me disaient du bien d’Oinousa ? Bon, je dois être fatigué.

Rebelote, je repars me balader et vais explorer cette ces ruelles qui semblent partir vers l’intérieur.

Et voilà enfin une nouvelle facette d'Oinousa qui s’offre à ma vue et à mon moral !

Caché par une colline qui longe le port, je découvre tout un village, certes pleins de ruines, mais aussi des maisons sympas, un boui-boui plein de vieux et moins vieux, de la verdure partout, des gens adorables !

Je vais d'abord :-( au boui-boui que j’ai découvert et je m’offre une bière. Je demande une Mythos, et le jeune tenancier, un rien navré me dit n’avoir que de l’Amstel. Pfff, venir en Grèce pour boire de la bière allemande ! Puis il revient avec deux bouteilles ! - J’ai de l’Amstel, mais aussi de la Fix, et c’est de la bière grecque ! Good, good !

Top-là pour la Fix, je connais, elle est légère et délicieuse. Par contre, la bouteille, on pourrait la boire à trois, je vous le disais, tout est ‘mégalo’ ici (en grec : megalo=grand)

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(cliquez sur les photos pour les agrandir dans une fenêtre séparée)

Je me régale et vais payer. Oh zut, je n’ai pas de monnaie, et c’est 3€ ! (pfff, cher la bière à Oinousa ! Enfin, vu le volume.)

J’ai à peine 2€ en monnaie et je tends un billet. Pas de monnaie ! Pas grave, je prends ce que vous avez et je vous fais cadeau du reste !

Et voilà, à nouveau la Grèce que j’aime.

- ‘Je vous donne le reste demain, ‘avrio !’

Il éclate de rire : encore un touriste qui dit n’importe quoi et qu’on ne reverra jamais..

Je continue mon exploration.

Mais c’est pas mal du tout Oinousa ! Plus versatile que moi comme jugement, on ne fait pas mieux !

Je rentre.

Demain, Meltem qu’ils disaient à la météo (en réalité, il avait un jour d’avance..), donc je vais visiter à l’aise ce village durant la journée. Puis je devrai acheter du pain.

La facette cachée d'Oinoussa !

Me voilà donc parti ce jeudi-matin à la découverte d’Oinousa, l’authentique !

Marrant, même sur les réverbères, il y a une ancre !

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Je commence évidemment par le boui-boui de hier-soir, mon premier kawa du matin, et régler mes dettes, car je ne suis pas un touristequiditn’importequoi !

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Et ensuite, je fais mon tour dans le village. Voilà  quelques photos..

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Je trouve, après de longues recherches, le marchand de légumes. Faut deviner, une maison sans rien d’indiqué, là, au bout de la descente.

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A l’intérieur un de ces bazars ! J’achète des pêches, 5 pour 1,8€. Wouaw, ça ce n’est pas cher, elles doivent provenir de l’île. Plus loin, je découvre le petit mini-market de l’île.

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Je demande où on trouve du psomi/pain et tout le monde me répond en même temps. Ils sont vraiment très gentils ici.  Enfin, au fond d’une impasse en bas d’un escalier : le boulanger. Trop chouette, le pain est au poids, et sort tout juste du four !

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Si j’avais attendu qu’il soit midi, j’aurais vu les mémères du quartier amener leurs plats de moussakas ou tomates et poivrons farcis pour profiter du four chaud ! Comme quand j’avais 25 ans à Skopelos.

Je passe devant l’église, imposante, un peu tarte à la crème comme toutes les églises orthodoxes récentes. Ils ont pourtant de si beaux vieux monastères.

46Comme vous pouvez voir, a presque tous les coins de rues il y a des maisons en ruines. Elles ont du parfois être très belles à l’époque de la splendeur de l’île !

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48  (cliquez sur les photos pour les agrandir dans une fenêtre séparée)

49Je suis mort, Anak, me revoilà !

Réduire mes photos comme m’a appris Nora, télécharger sur le blog. Ecrire un mot (un mot ? une tartine oui..) et essayer de mettre tout cela en page et en ligne.

Mais je crois que je vais d’abord retourner à mon boui boui boire un petit heleniko. Le kawa n’est pas cher, 1,20€ !

Je croise une garde-coastette. Qu’est-ce qu’elles sont mignonnes en uniforme ! Grand sourire ! Hello, vous êtes du voilier là-bas ? Oui. Demain-matin à 6h, il y a un gros ferry qui arrive, et c’est le seul endroit où il peut se mettre. Vous pourriez vous déplacer ?

Le Meltem était annoncé pour aujourd’hui, mais il était là hier et cette nuit (ce qui ne m’a pas empêché de dormir, tellement j’étais fatigué). Bref, cela souffle, mais bcp moins.

- Où devrais-je me mettre ?

- Oh, là-bas, juste derrière le catamaran si vous pouvez.

Je file voir cet endroit. J’ai à peu près 15 m de quai libre entre le cata et un vedette. Le vent souffle, mais pas trop fort, et il me poussera par derrière. C’est faisable.

Je retourne sur Anak et je prépare tout. Surtout les tangons si quelque chose foire et que je dois m’écarter… des autres.., et une aussière fixée au taquet central d’Anak et toute prête devant la porte de la timonerie.

Dès que je m’approche du quai, je prendrai l’aussière et je saute à terre (c’est mieux que dans l’eau, cela a failli m’arriver une fois L..) et je l’enroule à la bitte d’amarrage que j’ai repérée au centre de mes 15 m.

Et vroum, me voilà parti. Je fais une belle boucle le plus au nord possible, puisque le vent va me pousser vers le Sud. Je m’introduis entre le cata et l’autre bateau. Je sais qu’en marche arrière, l’étrave d’Anak part à tribord et s’écartera donc du quai. Je puis vraiment pointer vers le quai, marche arrière, l’avant s’écarte du quai, remarche avant, et je m’approche ! Le vent commence a me pousser vers le cata où un type se réveille et me crie, - je viens vous aider !

Trop tard, le papilou a déjà sauté à terre, enroulé l’aussière autour de la bitte d’amarrage, et voila Anak qui s’arrête net dans son élan et vient se coller au quai. OUFFF !

Bravo me dit le français du cata. Tu parles ! C’est la deuxième fois que j’ai un bol fou en 24 h !

Me voilà donc plus loin dans le port, et surprise, du 220V devant Anak, et gratos me dit le français.

Je termine donc mon article sans ménager ni la batterie de mon super PC, ni celles d’Anak qui sont en pleine charge grâce au 220V ! Cela me donne le temps de corriger les fautes. Enfin, quelques-unes..

51Demain, encore ce Meltem de 2 jours qui était annoncé ? Terminé pour de bon ou non ?

Puis tant pis, je vais aller faire une balade sur l’île, et je partirai peut-être samedi. L'électriçité est gratuite ici dans le port, autant en profiter pour booster les batteries. Et j’ai le temps.

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21 -Août - De Chios à Kamari (SE île de Chios)

Ca y est, je quitte le port de la ville de Chios.

(voir album photos: Le vieux quartier de Chios)

01 Ciao Chios capitale (Cliquez sur les photos pour les agrandir dans une fenêtre séparée)

Dernières courses, du pain pour 2 ou 3 jours, on ne sait jamais avec cette météo incertaine, un dernier café et c’est bon.

Direction, la pointe Sud-Est de l’île, ce qui va bien me rapprocher de Samos, à plus de 50 miles nautiques d’ici. Appel VHF aux gardes-côtes pour leur dire que je pars. Ils le demandent, on est proche de la côte turque..

La côte de Chios n’est pas très excitante, si ce n’est ces curieuses rangées vertes sur les collines.

 

J’ai trouvé, c’est des plantations de la grande spécialité de Khios : l’arbre à mastic ou le Pistacia lentiscus pour vous faire croire que je sais tout. Merci Gabriel..

http://www.herbier.sesa-aude.com/spip.php?article692

Il est cultivé pour sa résine avec laquelle on fabrique un mastic utilisé en médecine et dans la composition de certains vernis. Dans l’Antiquité, on l’utilisait comme gomme à macher (l'ancêtre du chewing-gum). Cela massait aussi les gencives et purifiait l’haleine.

Les Arabes en tiraient une huile comestible et elle servait aussi à préparer un plat populaire appelé masticha. Et de la liqueur : mastiche ! L'on parle de baume dans la Genèse, c’était sûrement du mastic de Chios !

On lui prête aussi des vertus aphrodisiaques, et du coup les Sultans le firent cultiver sous l’occupation turque.

Voilà pour le mastic de Chios.

Le Sud Est de l’île est constitué de hautes falaises, et là au milieu quelque-part, il y a un passage qui s’ouvre sur une toute petite baie, la baie de Kamari, son hameau, et le village d’Emporios.

C’est là que je vais me mettre à l’abri 24 h. Ils annoncent un coup de Meltem pour demain.

Je finis par apercevoir la trouée dans les falaises (flèche jaune) et je me dirige droit vers l’entrée.

Impressionnant, pas très large, et des rochers de chaque côté.

04 Passage vers KamariJ’ai des problèmes avec mon écho-sondeur. Par périodes, il marche, d’autres pas. Evidemment, quand j’en ai besoin : il ne marche pas. Et je vous assure que cela donne des sueurs froides. A réparer d’urgence cet hiver !

05 Entree amari 

09 Cote droit entree 

08 Passage

10 Anak a l'ancre

Du coup, je n’ose pas trop m’approcher des petites plages qui bordent le hameau. Et de toutes façons, la carte indique 6m de profond au centre, c’est du sable. 20 m de chaîne suffiront. Je ne puis mettre beaucoup plus, si le vent tourne, avec un rayon de 20 m, je risque de m’approcher trop des bords ou toucher les petits bateaux sur corps morts.

Ca y est, l’ancre est plantée. Marche arrière toutes, elle croche et s’enfonce dans le sable. Vive la CQR, une fois plantée, elle en vaut bien d’autres ! Les cyniques vont dire : ‘à condition qu’elle plante !’ Oui, c’est vrai, mais depuis que je l’ai modifiée en soudant un bout de burin trempé au bout de sa pointe : elle plante ! Je devrais faire breveter mon truc !

Je me jette à l’eau, pour me rafraîchir (pardon aux lecteurs de ‘là-haut dans la fraicheur déjà automnale’..), et surtout aller examiner les fonds. Ouf, j’ai bien visé, car il traîne des tas de choses au fond de l’eau. Une très vieille immense ancre, des chaînes, etc..

Marrant, les fonds d’une baie habitée sont souvent le reflet de son histoire.

Je jette l’annexe à l’eau, elle reste gonflée à bord, à l’avant du mat, et protégée des UV destructeurs du soleil par un drap-housse blanc pile à sa dimension ! Avec les élastiques, on croirait que c’est fait pour.

Et me voilà en route à la rame pour le hameau. Je me demande si je ne vais pas revendre mon moteur H.B., je ne l’utilise jamais !

14 Kamari village11 Kamari village

12 Vue sur baie

Un vrai hameau grec, quelques maisons, mais au moins 3 à 4 tavernas. Que deviendrait la Grèce sans ses tavernas chaleureuses ?

(Cliquez sur les photos pour les agrandir dans une fenêtre séparée) 

17 Kamari village15 Kamari village 

19 Mythos bien fraicheJe m’offre une Mythos glacée et j’admire les alentours. C’est vraiment très très sympa.

18 Kamari villageLa taverna fait à manger et les prix sont très corrects. Je vais accompagner ma bière d’un souvlaki avec des frites. Comme je ne mange presque jamais de viande à bord..

Arrive un couple de grecs qui s’assied à la table à côté de moi.

Et c’est la magie de ces soirées dans des petits endroits qu’on ne connaissait pas quelques heures avant. On se dit bonjour, ils parlent anglais, en réalité, habitent New-York, et comme beaucoup de grecs, viennent passer l’été dans leur beau pays.

Et pia, pia, on cause Grèce, France, Belgique ou U.S. Le patron de la taverna, qui est leur copain, sait du coup que je suis le marinero de ce drôle de bateau bleu au milieu de la baie, etc.

Mon grec/américain est atterré par la cherté de la vie en Grèce. Restos, cafés, nourriture, tout est bcp plus cher qu’à New-York. Cela me rappelle un ami grec-allemand d’Egine, qui passait 6 mois en Allemagne, et 6 mois sur son voilier en Grèce. Le coût de la vie ici lui coûtait 20% de plus qu’en Allemagne. Mystère, mystère, et les grecs ont du souci à se faire.

Je rentre à bord, il fait nuit. Inutile de vous dire que je me suis écroulé sur mon lit, toujours marinero solo. Pour me consoler, ce matin un lever de soleil magnifique derrière de gros nuages côté mer.

20 Lever soleil ce matin

(Cliquez sur les photos pour les agrandir dans une fenêtre séparée)

Hélas, annonciateur de ce fameux coup de Meltem. Il arrive, et plus fort que prévu. Ici dans la baie, cela souffle très fort. Anak fléchit sous les rafales. Le gréement hurle.

Nouveau plongeon dans le clapotis. Aller examiner mon ancre…

Je ne la vois plus, les rafales et Anak ont tant tiré dessus, qu’elle s’est enfouie profondément dans le sable. Un peu plus loin, je vois une bouée avec sa chaîne vers un corps mort au fond de l’eau. Je remonte à bord, une corde, replongeon, et j’assure Anak à la chaîne sous la bouée.

Deux sécurités, c’est mieux, je puis écrire ce petit mot tranquille.

 

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22 - Sept. - Pythagorion sur l'île de Samos

 

J’ai quitté la jolie petite baie de Kamari pour Karlovasi au nord de l’île de Samos. Je n’y resterai pas longtemps, le port est ouvert au Meltem et s’avère intenable. Samos est une jolie île qui n’est qu’à un mile de la côte Turque ! Très montagneuse (1437m pour le Mt Kertetevs) la côte a parfois des aspects très sauvages avec de belles forets de pins. 

La déesse Héra, sœur et femme de Zeus serait née sur Samos. Tout comme le philosophe Epicure ou le célèbre Pythagore et son théorème Samos connut au VIième s av.J.C. un âge d’or sous le règne du tyran esthète Polycrate. On lui doit le port de Pythagorion avec sa vieille jetée, le souterrain/tunnel d’Efpalinos (524 av.J.C.) qui fait 1,3 km sur une largeur de 2,4m et alimentait en eau la ville de Pythagorion. Et le temple d’Héra dont il ne reste presque plus rien si ce n’est une seule immense colonne.

C’est justement à Pythagorion que je vais me rendre en contournant  l’île par l’ouest. J’en ai assez de me faire secouer à Karlovasi. Je vais donc chez les gardes-côtes pour payer ma taxe de port, mais ceux-ci me disent avec un grand sourire, bye, bye, vous ne nous devez rien ! Sympa. Ciao Karlovasi !

01 en route pour PythagorioCette ile est vraiment majestueuse et la contourner en longeant la côte est un plaisir pour les yeux.

03 Cote Samos

Par contre, il ne faut pas rêver, quand le vent vient de bâbord, et que tout est bien réglé, que je vais enfin bien m’installer sur le tatami pour lire et admirer la côte, il vire de bord. Bref, c’est sans arrêt, vive la Méditerranée.

05 15 minutes apres autre cote04 vent d'un cote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je découvre au loin une petite plage avec une maison de rêve au bord de l’eau. Chaque fois je crie : ‘j’achète !’, plutôt pour rire. Que ferais-je dans une maison de rêve au bord de l’eau à des heures de pistes et routes de la ville la plus proche ? Mais c’est rigolo et fait rêver.

06 j achete

J’arrive enfin dans le port de Pythagorion. Déjà un rien rodé à retrouver des quais avec beaucoup de voiliers, surtout après un été dans le nord de la Grèce où il est tellement agréable d’arriver dans des ports plutôt déserts et avec plein de place, là, c’est la douche plaisance. J’ai même un bol fou de trouver une place, tellement il y a des voiliers, dont 80% de location. Cela change la vie, car il faut surveiller sa chaîne dès qu’un voisin quitte le quai. Ces locataires de voiliers sont souvent très maladroits ou ne connaissent rien à la manière d’ancrer ou relever une ancre. Résultat, ils vous relèvent votre propre ancre, ou celle du voisin, s’affolent, ne savent comment faire et cela hurle de tous les côtés. Vive Limnos ou Lesbos !

08 Anak a Pythagorio

Du coup, tout est bien plus touristique, Pythagorion mérite bien son nom de station balnéaire avec une majorité de touristes scandinaves. Mais j’ai de la chance, j’arrive le jour de la fête de Pythagorion. Ce soir, musique grecque, grosse bouffe et tous les habitants de la ville sont sur le port. Ambiance garantie, mais je regrette la qualité musicale et le ballet moderne de danse de la fête de l’Ouzo à Plomarion, au Sud de Lesbos. 

10 fete a Pythagorio09 fete a Pythagorio

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela ne m’empêche pas de découvrir l’intérieur de la ville, loin des échoppes pour touristes. Toujours et partout ces ruelles fleuries et fraîches. 

11 Pythagorio

12 Pythagorio

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

19 fouilles15 Pythagorio

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juste à l’entrée du port, il y a un monastère fortifié avec le cimetière et une église orthodoxe juste à côté. Le site est magnifique.

Toutes les photos de cet endroit et de la ville sont visibles dans l’Album Photos :

Pythagorion - Ile de Samos  

24 Monastere fortifie

27 Monastere fortifie32 Monastere fortifie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

34 musee monastere

  33 cendres défunts

39 Pythagorio38 Pythagorio 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je resterai quelques jours à Pythagorion pour ensuite partir vers Ikaria, l’île du vent. Et cela va me changer, car là-bas, le tourisme est quasi absent.

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23 - Sept. - Ikaria, l'île du vent

 

01 en route pour Ikaria

En route vers Ikaria.

Ikaria. L’île a mauvaise réputation car très venteuse.

La partie Sud que l’on pourrait croire abritée du Meltem est un piège. Les rafales de Meltem descendent de la montagne en accélérant et il est difficile d’y trouver un abri tranquille.

A Pythagorion, des amis grecs m’avaient déconseillés d’y faire une halte. Ils me disaient d’aller vers les petites îles de Fournoi, me mettre à l’abri dans une anse du Sud, puis de partir le matin vers 4 h pour Mykonos ou Tinos, une traversée Est – Ouest pas toujours très confortable.

Mais bon, mon ami Wulf et d’autres me disaient que le petit port de Kyrikos était si charmant et que je ne pouvais pas rater cela.

Tant pis si c’est ici qu’Icare s’est noyé, on ne saura jamais si c’est le soleil qui fit fondre la cire de ses ailes ou si c’est le vent qui la projeté dans la mer.

Moins drôle, Ikaria fut aussi la terre d’exil de nombreux communistes durant l’horrible dictature militaire.

J’arrive donc fin d’après-midi dans le petit port de Kyrikos. Il y a 4 voiliers et très peu de place, mais surtout, le port est peu profond, et mon échosondeur déconne toujours.

C’est plutôt horrible : lors d’un mouillage dans une petite baie, ou en entrant dans un petit port, de ne pas savoir combien de profondeur il y a sous le bateau. Il y a de quoi faire naufrage et tapant dans des roches sous l’eau.

Heureusement, les voiliers ici ne sont pas des locations, mais des vrais voyageurs. Ils ont vite compris qu’à la barre de mon gros camion  Anak il n’y a qu’une seule personne et me font signe quand j’approche d’endroits trop peu profonds et m’indiquent un endroit où je pourrais m’amarrer. Pas de fausse manœuvre, car juste à côté le fond remonte à moins d’un mètre cinquante..

J’arrive finalement à jeter l’ancre, faire une belle marche arrière toute droite (il m’a fallu du temps pour apprendre cela, les voiliers à quille longue sont un cauchemar dans ce genre de manœuvres) et me voilà à quai. Tout le monde se dit bonjour, un couple français et le reste des anglais. Les rv apéros sont déjà pris.. J. Je range Anak, je remonte l’annexe grâce à mon petit système perso pour qu’elle soit à un mètre du pont à l’horizontale. Je puis alors ouvrir le panneau de pont de la salle de bain, qui contribue fort à l’aération intérieure d’Anak. 

03 port de Kirikos04 Anak a Kirikos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

05 Kirikos

Et je pars visiter Kyrikos. C’est une toute petite ville hyper-agréable. Pas de touristes. Il suffit de regarder les menus des tavernas, si c’est écrit uniquement en grec, c’est qu’on est hors-circuit, le tourisme local est grec.

Les gens sont charmants.

J’arrive à trouver un pain frais et je m’offre un luxe suprême – fallait pas me tenter – une barquette de riz au lait ! Mmmmmm Pas ce riz au lait industriel hyper vanillé que l’on trouve en France ; Ici c’est du vrai riz au lait sans vanille ! Et, cela ne coûte rien !

07 Kirikos10 Kirikos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

Une belle lumière ven fin de journée, et au loin, les îles de Fournoi.

14 Oinoussa depuis Kirikos

Il est 5 h du matin, nuit noire, pas même un peu de lune !

P’tit dèj avalé, je sors du port grâce à la lueur de la ville, et je commence à longer la côte vers le sud en surveillant ma position sur le GPS.

Deux gros chalutiers sont à l’arrêt dans l’eau. Ils me font des signaux lumineux.

Bien gentils les mecs, mais, je passe à bâbord ou tribord ?

Je vais à babord, wouaw, les signaux lumineux s’intensifient ! Je vire à tribord pour montrer que je vais passer de ce côté-là. Plus de signaux, je suis tout bon et tout le monde est content.

Pas un pet de vent, toujours la nuit totale. J’allume le radar, ça plus le GPS, je sais exactement où je suis.

Puis, comme toujours en mer, la féerie du lever du jour, côté îles de Fournoi. J’adore ces moments, c’est encore plus majestueux en pleine mer quand aucune terre n’est en vue.

On est tout seul dans cette immensité, et cela remet bien des choses à leur juste place…

15 lever de soleil

Je passe devant le seul abri au sud de l’île que j’avais repéré dans le guide nautique grec.

17 abri SE Ikaria

Et voila le cap Sud de l’île.

19 Cap Sud Ikaria

Pfff, j’aurais mieux fait de rester à Kirikos. L’île me protégeait de la houle venant du Nord-Ouest. Et quand je dis Nord-Ouest, c’est vraiment loin, car rien ne vient l’apaiser depuis le Mont Athos dans le Nord. Et justement, un courriel de copains me disaient qu’ils subissaient une grosse tempête là-haut. Et il faut que j’avance, cette tempête descend droit vers les Cyclades !

Bon, au moins j’ai du vent, même du 6 Bft. Je déroule le génois à un gros tiers, la grand voile a deux riz, et je vois mon étai de génois courber sous la pression du vent sur la surface réduite de voile.

Please, Anak, je sais que tu as 25 ans, que tes mâts sont vieux, mais ce n’est pas le moment de me lâcher, je veux être à Tinos ce soir. 55 miles quand-même.

La mer est déchaînée. Moi qui avait lavé Anak à Pythagorion… le revoilà plein de sel !

Dans le bateau : de drôles de bruits dans le carré, dans la salle de bains. Heu, j’ai encore du oublier de ranger certaines choses ou attacher les filets devant les équipets. Surtout ne pas aller voir.

Déjà faire un café dans ces conditions. Mais sans café… et sans manger… je vais finir par attraper le mal de mer.

Génial cette journée, cela a duré jusqu’au moment où je me suis trouvé à l’abri de la houle au Sud de Tinos, cad, plus de 10 heures !

21 le vent monte vers Tinos

Mais je suis à Tinos !

24 Anak a TinosJe n’en dis pas plus aujourd'hui, à force de danser dans la timonerie en épousant les bonds d’Anak, de courir sur le pont, je suis crevé et je ne rêve que de mon lit.. 

Plus de photos dans l'Album Photos : Pythagorion - Ikaria - Tinos 

 

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24 - Sept - Tinos, ou le Lourdes des Cyclades

 

04 La longue rue du supplice

Vaste sujet que de décrire la ville de Tinos. Imaginez Lourdes dans les Cyclades, et vous comprendrez mieux..

Tinos était déjà un lieu de pélérinage dans l'Antiquité : on venait y sacrifier à Poséidon. Mais l'île était une possession vénitienne et sera la seule des îles des Cyclades à le rester au nez et à la barbe des Ottomans jusqu'en 1715. L'île, du coup, a gardé une forte influence latine.

Il y avait à l'époque 7000 catholiques à Tinos.

Le grand paradoxe est qu'aujourd'hui l'île est devenue un lieu orthodoxe de pèlerinage, et pas n'importe lequel.

Une Soubirou locale, à la suite d'une vision en 1822 retrouva une précieuse icône de la vierge Marie.

Du coup, à cet endroit fut édifiée l'église Panagia Evanghélistria. D'architecture néoclassique triomphante, elle contient à l'intérieur une immense iconostase de marbre décorée de superbes icônes, dont la fameuse relique.

Mais le plus curieux est cette grande avenue qui monte du port jusqu'à l'église. 

Sur le côté droit, un long tapis monte tout le long de l'avenue, bordée de magasins de souvenirs, icônes, cierges, et... genouillères.. Des personnes, le plus souvent des femmes, montent à genoux la pente jusqu'à l'église ! 

Ce serait pour expier leurs fautes (…). Curieuses religions où tout n'est que souffrance, expiation, hypocrisie et auto-flagellation.

C'est un vrai chemin de croix, la pente est raide. On voit parfois des personnes âgées souffrir le martyr en effectuant cette montée. Souvent, le mari, lui, est à côté de sa femme, debout…. Il n'a sans doute pas de fautes à expier :-( ! 

06 pelerins08 encore 100m

07 courage

Il n'est pas besoin de mots pour expliquer ce que les images montrent. 

09 1er escalier10 presque

11 dernier escalier

13 reliques

16b reliques

18 interieur eglise

24 marchands du temple

Les marchands du temple..

Plus de photos dans l'Album Photos : Tinos, le Lourdes des Cyclades  

28 vieux Tinos29 vieux Tinos

Mais bon, il n'y a pas que cela à Tinos, et heureusement. Si la ville bruisse de pèlerins, l'ambiance y a beaucoup de charme, les ruelles et leurs petits restaurants sont très accueillants. Et les habitants de Tinos très chaleureux. Le tourisme est en grande majorité un tourisme grec.  

Et puis il y a toute l'île de Tinos ! 

A force de marchander, j'obtiens la location d'une petite voiture pour une journée, ce qui va me permettre de visiter l'île.

Je visiterai d'abord le monastère de Kechovrounio toujours habité par des religieuses. C'est un dédale de petites ruelles et passages donnant sur des dizaines de cellules. Une vraie petite ville. Mais cela a un charme incroyable.

Le village de Kardiani, tout blanc. Arnados, encore un village dont les ruelles passent sous les maisons et avec des vues sur la mer à couper le souffle. Et les fameux pigeonniers de Tinos, omniprésents sur l'île.

Pyrgos, le St Paul de Vence de l'île. Vous avez compris, je ne suis pas trop enthousiaste malgré la beauté du site. Mais les villages-musées où tout est parfait, propre et sans vie, où 80% des maisons sont des résidences d’été, rien pour moi. Sur la place centrale, très jolie et très propre... des artistes, poètes et écrivains grecs et étrangers boivent leur café.

Ca sent le chicos, bref, si je vous citait St Paul de Vence ou St Rémy de Provence, vous savez pourquoi.

Panormos, un des rares villages de l'île au bord de la mer, une très jolie baie.

Tout cela, vous pouvez le voir en photos dans

l'Album Photos Tinos par la route.

 

Un petit aperçu : 

  06 Monastère de Kechovrounio

 29 Village de Triantaros

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25 - Sept. - Andros / Sounion / Egine

 

Après quelques jours à Tinos, je décide de rejoindre Andros, dernière île avant le détroit d'Eubée. C'est parler un peu vite, oubliant que tout planning à plus de trois jours n'est pas ma tasse de thé, sauf si la météo s'en mêle.

La côte de Tinos est comme un immense caillou. Par-ci par là un petit village tout blanc est accroché à la colline. Comme déjà dit dans l'article sur Tinos, il n'y a qu'un seul village au bord de l'eau, Panormos sur la côte Est.  

01 Cap Sounion en vue02 Cap Sounion 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivé au nord de Tinos, je laisse à tribord le passage entre Tinos et le Sud d'Andros. Deux grands cailloux qui se font face.

06 Passage entre Tinos & AndrosAndros est une île très peu fréquentée par le tourisme international. C'est plutôt un tourisme grec, et plus généralement athénien, Athènes n'étant pas loin. Cela donne hélas beaucoup de petites résidences secondaires neuves assez insipides qui gâchent le paysage. Quand il n'y a aucune construction, c'est très beau et remarquables sont ces murets pour enclos ou limites qui suivent les pentes rocheuses, un travail incroyable.

07 Andros

(cliquez sur la photo pour l'agrandir)

J'arrive dans la grande baie de Gavrion qui est le port des ferries d’Andros.

Je surveille les fonds, surtout avec mon échosondeur qui ne marche pas. Il y a en effet au milieu de la baie un haut fond : If Vouvi, constitué de roches avec lesquelles la quille d'Anak n'aimerait pas flirter.

Je préfère faire une grande boucle et me présenter par le Sud.

Il y a un croiseur de la marine nationale grecque à l'ancre. Ces bateaux tous gris n'ont vraiment rien de joyeux.

09 marine grecque

Je passe devant Batsi, un petit port avant Gavrion et l'endroit le plus touristique de l'île. Il y a de la place pour quelques voiliers, et avec mes jumelles je vois deux mâts. Le port protège du Meltem, mais des violentes rafales descendent de la montagne.

08 BathsiJe préfère Gavrion où vont les ferries. J'y suis passé il y a deux ans.

Voilà l'entrée du port de Gavrion.

Le port à changé, plus de place pour des voiliers, tous les quais sont occupés, soit par des bateaux de pêche, soit par des bateaux à moteur de vacanciers grecs.

Je finis par trouver une place le long d'une des deux avancées pour les énormes ferries qui entrent et sortent plusieurs fois par jour.

Anak est à nouveau tout seul, cette fois dans le port de Gavrion !

11 Anak seul a Andros

(cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Et vous savez quoi ?Je meurs de soif et je file boire une bonne bière glacée dans la taverna où j'avais été il y a deux ans. C’est qu’on a ses petites habitudes !

12 mon boui boui Andros

Demain-matin tôt, en route pour Eubée... 

Enfin…, comme j'avais dit au début de cet article...., mes plannings de routes... Car le matin je me réveille, avec un besoin immense de retrouver des amis. Bref la perspective de plusieurs mouillages successifs dans le détroit d'Eubée en prenait un coup.

Et si j'allais à Egine ? Coup d'œil à la météo sur internet. Tout va bien.

Et voilà, comment en quelques minutes la ligne droite Andros - Eubée se met à passer par Egine ! :-(

Tinos Egine copie-copie-1

Le soir même, je suis en vue du cap Sounion et son temple imposant en haut de la colline. Cela fait trois fois déjà que je mouille ici !

01 Cap Sounion en vue02 Cap Sounion 1 

 03 Cap Sounion 2

(cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Bon, la nuit ne sera pas des plus confortable, Eole ayant décidé soudain de souffler du Sud. Cela fait une superbe houle qui entre dans la baie et Anak va danser toute la nuit. 

Le lendemain-matin, je me lève avec le soleil pour le dernier bout avant Egine.

La lumière est superbe.05 Adios SounionLa mer restera houleuse dès que je m’écarte de la côte pour la traversée vers Egine, mais le vent accompagne Anak et je passe le cap Sud de l'île d'Egine début d’après-midi pour arriver une heure plus tard devant le port d'Egine.08 Bon vent

(cliquez sur la photo pour l'agrandir)

En remontant le long de l'île, je passe à côté de l'île de Moni.

Souvenirs, souvenirs, il y a un an, avec Nora et Franck, on jetait l'ancre au nord de l'île pour le premier plongeon en Egée de Nora et Franck.

voir : Nora, ou une sirène dans le Saronique.

09b Souvenir pour Nora

 

09 Sud Egine11 Anak a Egine 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ca y est, Anak est à Egine, c’est au moins la troisième si pas quatrième fois. Le port est plein de voiliers dont une majorité de locations. Voilà qui change à nouveau du nord de la Grèce. Je trouve néanmoins une place, L'ancre à 50 m et une jolie petite marche arrière pour me retrouver devant les tavernas qui bordent les quais. Je n’ai pas fait exprès ! 

10 Anak a Egine 21sept10

(cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Egine, c'est aussi de nombreux amis.

Eleni Fourtouni, la jeunesse éternelle malgré ses 70 ans. Des repas passionnants derrière le marché aux poissons où elle connait tout le monde. Elle me raconte l'histoire de Grèce, la mythologie et son voyage récent dans un camp de concentration pour femmes durant l’époque des colonels ou la guerre 40-45. 5000 femmes enfermées dans un camp sur ce caillou qu'est l'île de Trikeri dans le Sud-Pélion ! Elle a écrit un très bel ouvrage sur le rôle important des femmes dans la Résistance à ces périodes.

164-Eleni.jpg 

Il y a aussi cet ébéniste de marine belge, qui tout jeune a atterri à Egine, a monté sa petite boite et travaille sur les bateaux dans le port. Oh, il ne gagne pas des fortunes, mais il a adopté le rythme grec et cette qualité de vie que les grecs préservent. Quand il retourne en Belgique, il nous prend pour des fous à courir sans cesse.

Et enfin, Maud, journaliste indépendante, Laurent, photographe professionnel.06-Laurent.jpg

Collectif de reporters avec Anouk Garcia, ils créent des reportages en Méditerranée ou ailleurs, des albums photos splendides, un guide sur les Cyclades et écrivent des articles pour plusieurs grands magasines français.

Vous devez vraiment jeter un coup d'œil sur leur site : www.mappemonde.info

On a passé une soirée agréable et passionnante dans une petite taverna au bord de l'eau entre Egine et Perdika. 

Maud arrive justement sur Anak avec sa fille pendant que j'écris cela. Evidemment, Lily-Rose ne veut plus quitter le bateau, une vraie maison de poupée pour elle.

02-MR.jpg05 Maud 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le jour où Lou, Oscar et Léna vont découvrir Anak, ça promet ! 

Elle me fout le blues, Lily-Rose, car me rappelle mes petits-enfants que je ne vois pas assez souvent. Et cela me manque.

Je n'avais vraiment pas programmé cet imprévu au départ d’Anak : l’arrivée dans ma vie de petits-enfants ! 

Mardi, je quitte Egine pour, enfin :-), rejoindre Eubée où j'ai rendez-vous à Porto Rafti avec des amis bretons sur leur superbe goélette. Ensuite je verrai Philippe et sa femme grecque à Eretria. Le 10 ou le 11, je retrouve d'autres amis à Chalkis; Florence, Wulf et leur fils Thilo, mes amis de Bourgogne. Et Marc, l’incontournable ami bruxellois. Ils seront en route pour les Sporades. 

Ensuite, le 17, justement pour chasser ses moments de blues, je prends l'avion pour la France et Belgique. Vite revoir Lou et Oscar, et enfin découvrir la dernière née, petite Léna. Sans parler des mamans, papas, et toutes ces personnes proches de mon cœur.

 

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26 - Sept. - d'Egine à Porto Rafti

 

Il faut que je songe à bouger un peu, quitter Egine et rejoindre enfin le détroit d’Eubée.

Le 28 septembre au matin, vers 6h, je quitte Egine pour Sounion. Ayant un vent très favorable, je décide de passer le cap Sounion pour essayer d’arriver avant la nuit à Porto Rafti.

J’ai fait le plein d’eau, et une amie à Egine m’a apporté la veille de mon départ un immense cake grec. Du vrai costaud, je ne risque pas de maigrir ! 

06 cake

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Miracle innatendu, vent du Sud, et je vais droit vers le nord. Génois tangonné, grand-voile à l’opposé, mer relativement calme, le paradis sur l’eau ! Une navigation cool comme j’aime. Anak marche tout seul, un bouquin couché sur le tatami, un petit coup d’œil de temps en temps, cool.

Heu, pas s'endormir !! 

Bref, j’arrive  en face de la baie de Porto Rafti vers 16 h.

Le temps de rejoindre le fond de cette grande baie, je range, prépare l'ancre au cas où.., remets les housses de voiles, etc. Je pourrai ainsi de suite mettre l'annexe à l'eau.07b Anak & Scandalum Porto Raft

(cliquez sur la photo pour l'agrandir dans une nouvelle fenêtre)

Je savais que des amis bretons revenaient le même jour ou le lendemain de France pour retrouver leur belle goelette qui était sur corps mort depuis deux mois à Porto Rafti.

Le corps mort appartient à un ami, Philippe, qui vit à Eretria avec sa femme, grecque, et leur fille de 14 ans. J'avais donné les coordonnées de Philippe à ces amis, et, coup de chance, ils se rencontrent dans les Sporades et trouvent ensemble cette solution de corps mort.

Et arrivant dans le fond de l’immense baie de Porto Rafti, je vois notre famille bretonne me faire des grands signes. Ils viennent d’arriver.

Je cherche un corps mort de libre et plus particulièrement celui auquel je m’étais attaché lors de mon dernier passage à Porto Rafti en automne 2009.

Et voilà quelqu’un d’autre qui se manifeste sur son voilier : ‘Xanthos’, c’est Philippe !

Le temps d’attacher Anak au corps mort, ce qui m’évite de mouiller avec l’ancre, il est déjà décidé que nous allons tous manger sur Xanthos ce soir.

Quel accueil sympa ! On forme un triangle avec nos trois bateaux.

Philippe part le lendemain pour Eretria avec un ami et nous nous retrouvons à deux, Scandalum et Anak, ce qui n’a rien de désagréable.

01 Scandalum porto raftiLe lendemain-matin, je vois donc Philippe partir sur Xanthos, et de mon côté je rame vers la berge à une centaine de mètres à peine.

Après 20 minutes de marche, je découvre une petite taverna très sympa pour boire mon traditionnel et incontournable café du matin, et dans le même coin, une boulangerie et un petit supermarché.

02 boui boui porto rafti

 

02b boui boui porto rafti

Ce matin, c’est avec Dom que j'ai été boire un café au même endroit. Ce qui nous vaudra une bonne heure de bavardages bien sympas.

Par moments, quand on est à bord, on a de la visite, des cygnes tous noirs, ce sont des cygnes australiens. Ils sont très beaux et viennent mendier du pain. Leur habitat d’origine est l’Australie, et on se demande comment ils ont atterris ici ! 

05 cygne d australie04 cygne d australie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivent en annexe Dom et sa fille qui vont faire des courses. 

Juna reste à bord, elle a des problèmes de dos. Je lui filerai du kétoprofène, et youppie, les douleurs disparaissent, le dos se détend, et la voilà qui retrouve sa forme.

Juste à temps pour recevoir la soeur de Dom et son ami guide de haute montagne ainsi que leurs deux petits bambins qui courent partout sur le pont.

Et c'est reparti, un joyeux repas tous ensemble à bord chez eux.

Je passe mes journées à ranger Anak, et surtout nager dans l’eau ( 21°) pour un petit coup d'éponge sur la coque d’Anak, et de brosse en fer sur l’hélice qui en a bien besoin.

Fin de semaine, départ pour Eretria où je retrouverai Philippe et Katya. je pourrai profiter d'un corps mort de Philippe dans la port. Quelque jours plus tard, Chalkis où je vais retrouver mes amis Wulf, Florence, Marc, Thilo, qui passent le fameux pont et se dirigent vers les Sporades. 

Anak rebroussera chemin le lendemain pour être mis au sec à 8 miles de là chez Zacharias à Halkoutsi. Je pars en effet le 17 pour Dijon et Lyon, voir enfin la dernière née de mes petits-enfants : Léna, et passer la Toussaint en Belgique avec mes filles, ainsi que Lou, Oscar et Léna ! 

A mon retour de France en novembre, je verrai si cela vaut la peine de remettre le bateau à l’eau ou non, car fin 2010 je serai à nouveau en France et Belgique. Et j'ai surtout une belle liste de travaux divers à faire sur Anak !

01b Scandalum porto rafti (cliquez sur la photo pour l'agrandir dans une nouvelle fenêtre)

 

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2011 AVRIL - 27 : Retour proche, et détour marocain.

Cela fait bientôt 6 mois que je n’ai plus écrit sur mon site. Cela ne me ressemble pas trop, mais, hé oui, j’étais loin d’Anak, bien seul à m'attendre sur son ber en Grèce.

02 coque oct 2010

Un long hiver et début de printemps en France à Dijon, puis un détour marocain avec Michèle pour ne pas non plus devenir trop sauvage, toujours seul sur ma barque.

J’avais dit en 2004, que je m’arracherais de ce vieux pays qu’est la France. Je l'ai donc fait depuis.

Durant toutes ces années ma coque s’est bercée sur la houle méditerranéenne, je me la suis coulée douce sur ma belle mer souvent déserte.

Coulée douce est un euphémisme, une rupture ou incompatibilité me fit mieux encore affronter cette solitude à réapprendre tous les jours, face aux colères de Neptune et Eole jugulées, des calmes énervants ou de l'immensité sans terre à l'horizon lors d'une traversée.

Mais il y avait aussi les livres ou la musique pour me divertir.

Et il y a les ports, petits ou grands, le boui-boui du matin repéré, - j’ai oublié de vous le rappeler ; je suis surtout caboteur avant d’être marin. J’adore les ports.

Sans parler des rencontres brèves quand deux voiliers se croisent au port ou au mouillage, et d’où résulte parfois une amitié plus tenace.

Vous allez dire, c’est trop beau pour être vrai, cette vie de marin libre aux horizons et cultures infinis à découvrir. Et bien, vous avez vu juste, ce n'est effectivement pas toujours ce que l'on imagine.

Entretemps, mes filles font des petits-enfants. Je me découvre alors soudainement une émotion immense et inattendue face à un rôle de grand-père que j’ai bien envie d'assumer désormais, je l'admets.

Est-ce donc bien cela, cette vie d’aventure faisant rêver tout le monde, et qui pourtant est aussi souvent une  succession de contraintes et obligations ?

On oublie heureusement très vite tout cela dans une baie isolée et paradisiaque, mais je découvrais rapidement ne pas toujours aimer ces mouillages qui soulignent la solitude du seul à bord. J’oublie aussi à chaque découverte d’un nouveau petit port sympathique, ou lors des rencontres et amitiés avec les locaux. Je ne vais certaînement pas si loin pour ne retrouver que des compatriotes !

Il y a aussi souvent cette météo méditerranéenne on ne peut plus volage et incertaine. Une mer houleuse qui, comme dit récemment mon ami Thierry sur Troll : http://lepetitmondedetroll.fr/mai2011/index.html

‘Mais alors, la houle est inexplicablement croisée, ça bouchonne et nous secoue comme des pruniers...ON N'EST PAS DES PRUNIERS, crotte, à la fin, quoi!’

Vrai que l'hiver et printemps 2011 furent particulièrement froids et pourris en Grèce.

Puis il y a ces fichus ports toujours mal abrités du vent qui n’était justement pas prévu ce jour-là ! Et la coque qui alors s’abime contre le quai, car on a osé s’absenter et partir un peu à l’intérieur des terres.

Nuançons d'ailleurs ces 'absences', car les périmètres visitables sont bien limités autour du port où se trouve votre maison flottante ou plutôt tout ce que vous possédez. Le risque reste grand d’abandonner cela, même 24h.

Cette possibilité d'un horizon plus lointain que les côtes souvent me manque. Comme une frustration de plus en plus présente.

Il y a aussi ces manœuvres stressantes dans les ports venteux, je vieillirais un peu?

Car oui, c’est tout cela aussi, notre belle Méditerranée à découvrir par ses côtes, pourtant si souvent fabuleuses et inoubliables.

La crise aussi fait payer son tribut ; les prix grecs qui explosent, le gasoil devenant impayable, pourtant indispensable quand surviennent les trop nombreux calmes ou pétoles en jargon marin. Le pouvoir d’achat du nomade lui aussi et comme pour tout le monde en prend un coup.

Je me tâte alors, hésite, c’est bien dans ma nature. Je suis un éternel abonné à la remise en question, l’interpellation du temps qui passe et adepte des passions changeantes ou irraisonnées qui font la richesse d’une vie.

Je rentre alors plus souvent découvrir mes merveilleux petits-enfants, retrouver mes filles, jeunes et belles mamans devenues.

Je m’interroge aussi face à ma rencontre bienvenue et non programmée avec Michèle, mais oui, c'est comme ça .

Billy (41)[1]

 

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J’interpelle alors ces choix qui depuis tant d’années m’ont fait bourlinguer seul depuis la France vers le beau Maroc - Album photos : 2007 - MAROC - Tanger -, la trop merveilleuse et inoubliable Algérie - Albums photos série :2008 - 1a Algérie en voilier - Ghazaouet - Beni-Saf -, la Tunisie qui me voit vite fuir Ben Ali - 2008 - 2a La Tunisie -. La Sicile et le port de Syracuse : - 2008 - 2b La Sicile -.

Extase pourtant permanente, m’amenant depuis 3 ans déjà dans ce pays béni des dieux avec sa mythologie omniprésente et qui est le berceau de notre culture : la Grèce.

Rien n’est à regretter de ces errances, au contraire.

J’assume donc, l’aventure est belle, parfois bien difficile, mais m’enrichit de tant de choses.

Mes rêves évoluent ; la réalité du monde qui change, même en méditerranée orientale. La navigation solitaire toujours plus difficile avec les 12 tonnes d‘Anak, cette solitude soudainement remeublée en France qui me fait découvrir à nouveau un désir de partages et échanges.

Les petits-enfants interpellent le désormais baptisé Papilou, leurs mamans partagent mon bonheur de les découvrir, tout en conservant aussi l’image de l’aventurier de pacotille dont on partagerait bien encore la barque quelques jours par an, le tout baignant pourtant dans un jus de réalisme démontrant la difficulté du tout avoir ou pouvoir.

Cette situation ou évolution interpelle aussi mon avenir de nomade permanent. Passionnantes réflexions et éternelles remises en question.

La crise me dicte, devrais-je dire; m’excite à l’idée ou envie de créer quelque chose à nouveau pour renflouer mes fonds. Nouvelle aventure ? J’aime aussi les changements.

Balade Marocaine

Avant de retrouver Anak en Grèce, deux belles semaines marocaines partagées avec Michèle me rappelleront le bonheur des découvertes de ce monde intérieur souvent difficile d’accès depuis Anak. Et à deux c’est bien aussi !

En voiture depuis Tanger, je redécouvre à nouveau (Anak est resté près d'un an sur la côte marocaine) ce pays merveilleux, scandaleusement abandonné des touristes et sans raison aucune si ce n’est l'influence exagérée des médias exploitant les images d’un terrorisme finalement souvent moins dangereux que nos quotidiens occidentaux ou de la remise en question houleuse des dirigeants de certains pays du Maghreb.

00 carte Maroc

Cette grande boucle nous fera passer par la vallée et gorges du Ziz au sud-est du pays, évitant ainsi plus vers l'ouest les probables barrages de police suite à l'attentat de Marrakech qui a eu lieu peu après notre arrivée. Quel changement comparé aux petites excursions d'un jour opérées depuis le port où m'attend Anak. J'en profite pleinement !

04 vallée du Ziz (2)

02 Ksar de Goulmima

05 vallée du Ziz

Tineghir, le désert déjà et petit fief de l’ami Dijonnais Charly et son accueil chaleureux.

06 Charly et Rachida

07 Michele et Charly 

Charly et sa cuisinière, Rachida / Michèle et Charly

Les belles gorges du Todra et de Dadès.

08 Gorges du Todra

09 Gorges du Todra  

Une rude journée de piste avec une petite voiture pas vraiment faite pour (Renault Logan, 23€/jour & kms illimités!). Tout cela pour rejoindre par le nord la vallée du Todra depuis celle de Dadès. Une rencontre avec un jeune berbère nous évitera de nous perdre dans les neiges du Haut Atlas. Mais oui, de la neige au mois de Mai là-haut !

10 Berbere stop

 

Arrêt dans le village de montagne où réside sa famille, et où sa soeur tisse des tapis. Michèle fera ainsi l'acquisition d'un petit tapis sur le lieu de son tissage

27 Michele tapis

14 Ht Atlas13 Traversee Ht Atlas

Ensuite, la longue traversée au travers du Haut Atlas depuis Tineghir, ses petites routes et pistes au bord de précipices impressionnants. Des villages du bout du monde et une nature à couper le souffle.

15 Ht Atlas

Enfin, la redécouverte de Fès après mon séjour en 2007 sur Anak à Ceuta. On y avait été avec un ami et ma fille Lisa. 

16 Fez Tanneries

17 Fez

La boucle passe par l'incontournable et merveilleuse ville de Chefchaouen, petit joyau en plein Rif marocain, un endroit que j'adore et voulais faire découvrir à Michèle. 

20 Chefchaouen

18 Hotel Chefchaouen  

On y séjourne dans un petit hotel sur la place Uta-el-Hamam. Toutes les chambres donnent sur un patio central, tout cela pour 6€ personne/nuit !

19 ferme Chefchaouen

Dernier repas à Chefchaouen.

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Avant de rentrer à Tanger, nous visiterons l'immense médina de Tétouan où l'on se perd si facilement dans ce vaste labyrinthe.21 tetouan

Enfin le retour à Tanger après cette longue boucle de 12 jours. Repos sur la plage de Tanger en pleine ville, et surtout des repas de sardines toutes fraîches et grillées dans les bouis-bouis cachés du port de Tanger.

24 Port tanger22 Plage Tanger    

 23 Sardines Port Tanger

Le printemps arrive ainsi que les retrouvailles avec Anak. La saison est déjà programmée avec l’arrivée prochaine des proches. Une couche d'antifouling, et il est prêt à retourner à l'eau. Je dois faire vite, traverser la mer Egée nord et retrouver Lesbos où tout se beau monde va me rejoindre. ( 2011 Juillet - 29 : La traversée de la mer Egée nord vers Lesbos )

Triste de quitter bientôt mon monde actuel, mais heureux aussi de retrouver ce chez moi flottant qui de suite va fendre à nouveau la houle capricieuse pour repartir vers le Nord de la Grèce et les rendez-vous heureux avec ceux qui m’aiment et que j’aime.

L’occasion donc de partager à nouveau sur ce site une très prochaine navigation sur Anak .

A bientôt !

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2011 JUIN - 28 : Anak retrouve la mer ! 

 

Derniers travaux d’aménagement du nouveau bureau de Lisa à Dijon, P1050191 fin de la liste bruantaise et dernier WE à Dijon.

 

 

 

 

 

Le calendrier égrène les jours, les R.V. d’été en mer d’Egée du nord se rapprochent, il est temps de remettre Anak à l’eau.

Pas facile cette année, les papilou-boys & girls vont manquer.

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Dernier WE à Dijon avec Michèle, on se retrouvera à Lesbos. Pour se consoler, petite bouffe sympa samedi-soir sur la presqu’ile de Châlons-sur-Saône, une ville bien sympa.

Le We est terminé, j’ai le lundi pour faire mes bagages et mardi-matin je file à l’aube prendre mon TGV pour Roissy. En sortant, je tombe sur Bruno, notre ami et vendeur attitré de primeurs sur le marché. C’est le meilleur vendeur du marché : ‘ - José, j’ai une affaire exceptionnelle pour toi ! ’ Et pan, je me retrouve avec une barquette de fraises, légumes ou je ne sais, pas prévue ce jour là, mais… à un prix imbattable ! Sacré Bruno !

- ‘ Tu vas où comme ça ? ’

- ‘ Je pars remettre Anak à l’eau ! ’

- ‘ Et Mich ? ‘

- ‘ Elle me rejoint plus tard ! ‘

J’arrive en fin d’après-midi à Athènes, et il est trop tard pour partir en bus vers Halkoutsi. Mais j’ai R.V. avec un ami à la station métro de Syntagma.

Là, surprise ! Je découvre la Grèce de la crise. La place est noire de monde, cela hurle de partout, H.P., claxons, revendications en grec. Le Parlement Grec est à Syntagma !

Toutes les avenues et rues avoisinantes sont coupées par des cordons de policiers. Quel retour à la réalité grecque. Sa crise, le chômage qui augmente tous les jours, les salariés et fonctionnaires qui se font ponctionner par l’état pour rembourser l’immense dette de ce pays au bord de la banqueroute et dont ils ne sont pas les principaux responsables. Je loge ce soir-là chez mes amis à Athènes et le lendemain-matin tôt, je retourne à Syntagma pour prendre le métro qui m’emmènera à Kato Patissia où je prends le bus.

La place est très calme ce matin, seuls les banderoles et panneaux attendent les manifestants qui reviennent ici tous les jours.

Syntagma062011

A Halkoutsi, changement de décor. Le détroit d’Eubée, l’île d’Eubée, les 1,5 kms de marche à pied avec bagages pour rejoindre le chantier où se trouve Anak au sec
Chaleureuses retrouvailles avec Chrina, Zacharias et leur fils Denis. Tout le monde s’embrasse et à plein de choses à se raconter.

C’est la première fois que je retrouve Anak si tard en saison. On est loin des premières années où je passais l’hiver à bord en Europe, ou Afrique du Nord ou à Egine dans le golfe Saronique.

Il y a des fleurs partout, et Yanis, le gardien de nuit et sa femme font déjà la récolte de leur potager. C’est fou de voir son steelband coloré produire autant de choses !

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jardin53 jours de travail intense sur Anak, ce qui empêche la tête de gamberger et le moral de se laisser aller. Oui, pas évident de laisser les gens qu’on aime au loin, même si certains me rejoignent bientôt. Manquent Nora & Franck, et leurs adorables Lou et Léna ! Pas grâve, Lou et Léna, on se retrouve à Lyon au Lobut en septembre ! :-)

Le jour de mon arrivée, mes amis Alfonso et sa femme mettaient leur bateau à l’eau. Des catalans hyper sympas, et qui aiment voyager à ma manière, cad, prendre le temps, et rester des mois s’il faut là où on est bien, sans autre objectif. On adore.

Alfonso062011E.jpg

- ‘On se retrouvera dans le nord, on prend la même direction et on vous retrouvera du côté de Lesbos !’

C’est vrai, ce nord que nous adorons, et où on s’était déjà rencontrés plusieurs fois l’année dernière à Limnos et Lesbos. (voir l'Album photos sur Lesbos : Lesbos-Molivos-Aout-2010 )

Vendredi-midi : - ‘ José, serais-tu prêt pour mettre à l’eau ? Le vent se calme, autant en profiter !’

C’est Zacharias qui est prêt pour la mise à l’eau d’Anak prévue pourtant samedi-matin.

J’ai tout terminé : remonter les voiles, petite révision moteur et mille autres détails. Je ne vous parle pas du stress d’une mise à l’eau. La nuit avant on fait des cauchemar :  Anak coule, un passe-coque laisse entrer de l’eau. La vanne des WC fuit. L’arbre d’hélice n’est plus étanche, le moteur ne voudra pas démarrer et j’en passe.

- ‘ OK, je suis prêt ! ‘

Pfff, rentrer le câble électrique, remplir les réservoirs d’eau, préparer des amarres si…., l’ancre si….

J'ai fait un plein de gasoil : plus de 1,50€ le L de diesel !!! De plus en plus dur, les budgets voileux en Grèce ! Mon ami Thierry de Troll mangera plus de pâtes cette année. Bon ap, Thierry.Tu n'es pas le seul ! Je viens d'aller voir sur leur site, ils sont dans le beau petit port Emporios au Sud de Chios. J'y étais à l'automne 2010 coincé par un coup de vent. Peu importe, l'endroit est magique!  2010 - 21 -Août - De Chios à Kamari (SE île de Chios) 

et surtout :   http://www.lepetitmondedetroll.fr/topic/index.html  Un lien à ne pas râter !

Le grand chariot vient se positionner sous Anak, les vérins le lèvent, et voilà Zacharias sur son tracteur qui tire Anak vers l’eau. Pour la Xième fois ! Je ne m’y habituerai jamais ! En septembre prochain, il retournera déjà au sec !

01 mise a eau 062011a

Je suis sur le pont, plus d’échelle ni possibilité de descendre du bateau. Inch Allah !!

Zacharias et Denis mettent le long timon qui va permettre de donner un élan à Anak dans l’eau, dès que tout est vérifié et le moteur en route. Denis surveille la manœuvre assez délicate.

03 mise a eau 062011c02 mise a eau 062011b

05 mise a eau 062011e04 mise a eau 062011d  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Anak pénètre doucement dans l’eau. Arrivé un rien sous la ligne d’eau, Zacharias arrête tout. Je fonce en bas ouvrir la vanne d’eau refroidissement moteur. J’avais tout amorcé auparavant.

Je contrôle toutes les vannes et passe-coques, l’étanchéité de la nouvelle sonde de l’écho-sondeur.

Sacré vieil Anak, bientôt 30 ans, et pas de problèmes. Je touche du bois…

Je hurle à Zacharias et Denis : - ‘ OK - EVERYTHING IS FINE !!!!’ que  Je défais les cordes qui me retiennent encore sur le chariot, je fonce à la barre : – Marche Arr toute !

Zacharias donne une grande impulsion au chariot avec son tracteur qui rentre à moitié dans l’eau, et voilà Anak qui flotte, recule, s’éloigne des hauts fonds avant de virer, direction Chalkis et son fameux pont que je passe pour la 4ième fois !

06 mise a eau 062011f Et en route pour Chalkis, à 8 miles d'Halkoutsi !

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07 chalkis 062011g

A Chalkis, j’apprends que le pont est et reste fermé pour le pont de Pentecôte (jour férié pour l’église orthodoxe aussi). Je vais en profiter pour d’ultimes contrôles, gonfler l’annexe, ranger, etc.

01-Chalkis-copie.jpg

Je passerai donc mardi-soir, la renverse des courants se fait vers minuit et c’est à ce moment-là que le pont s’ouvre. De là j’irai vers mon coin et petit port secret : le port de pêche de Politika sur Eubée. Navigation de nuit de 8 miles.

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Il n’y a jamais personne là-bas et je pourrai y dormir tranquille, avant la longue route vers les Sporades, puis Limnos que j’adore, et enfin Lesbos.

A bientôt depuis Politika !

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Les vagabondages méditerranéens du voilier Anak

Voyages en voilier en Méditerranée. Algérie à la voile.

Que sont devenus Les ex-moussaillons 'Anak ?

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